HARRY HOUDINI A PARIS

C’est en 1905 que Harry Houdini se présente à l’Alhambra à Paris où le public se presse car il est déjà fort connu dans le monde. Ce n’est pas la première fois qu’il vient à Paris, déjà en 1902 il s’y produit à l‘Olympia mais c’est comme « King of Cards« , le « Roi des cartes à jouer » qu’il manipule très bien. Il reviendra encore à l’ Alhambra en 1909.

Cette fois ci c’est Metamorphosis, un tour d »évasion qu’il a popularisé et beaucoup travaillé avec Beth son épouse qui fait le clou du spectacle en finale. Depuis 1902 il continue à présenter ce numéro après l’avoir bien amélioré. C’est le fameux tour de l »évasion de la Malles Indes que l’on voit encore pratiquer avec succès de nos jours. Au cours de son spectacle il présente aussi des numéros aussi extraordinaires et que nos plus grands magiciens d’aujourd’hui présentent encore. Au cours de son deuxième passage à l’Alhambra en 1909 il présentera le célèbre tour de l’immense aquarium blindé et  rempli d’eau dans lequel on le suspend  une fois menotté et duquel il s’évade. Il venait de le créer l’année précédente. Le suspense est au plus fort et des hommes portant des haches se tiennent près de l’appareil, prêts à briser les vitres au cas où Harry serait en échec. Il présente aussi  une autre évasion  spectaculaire, un énorme bidon de lait que l’on cadenasse après l’y avoir enfermé une fois encore menotté et duquel il réussit également à s’évader, libre de ses attaches. Aujourd’hui on ne compte plus les vrais faux pots de lait certifiés originaux ayant servi à Houdini et se trouvant dans des collections américaines !…

Harry Houdini présente, une fois enchaîné et cadenassé, la célèbre évasion de la Malle des Indes (Metamorphosis) à l’ Alhambra de Paris en 1905.

Il se raconte qu’il lança un défi à la police parisienne et au préfet de l’époque, le fameux Lépine. Il demanda à être enfermé entièrement nu dans une des cellules du Dépôt et  offrit une prime de 5000 francs, somme énorme pour l’époque, s’il ne réussissait pas à en sortir. Le préfet refusa mais en Angleterre et dans d’autres pays européens la police accepta les challenges.

Harry Houdini prétendait être né en 1873 aux Etats Unis, à Appleton dans l’ état du Wisconsin où son père était rabbin. En fait Eirich Weiss était né à Pest le 24 mars 1874 sous le nom de Erik Weisz. en fait Budapest la capitale de la Hongrie, Pest étant la vieille ville sur une des rives du Danube, qui n’était pas bleu la dernière fois que j’ y suis passé. Il émigra avec sa mère  aux Etats Unis à l’âge de 4 ans , le 3 juillet 1878 et non en 1874 comme il le prétendait parfois. Son père les y suivit par la suite.

On lui passe la camisole de force puis il est menotté et sanglé.

En plusieurs mouvements il se débarrasse des premiers liens.

Harry se débarrasse de la camisole de forceRien n’attache Houdini le Roi de l’évasion.

La firme Pathé profita du passage de Houdini à Paris pour tourner un film assez peu connu  que je possède également.

Houdini est l’archétype du héros américain, l’immigré qui y est arrivé sans un sou en poche et qui par son travail où ses talents y fait fortune et devient célèbre.  Il possédait à son époque la plus importante bibliothèque de magie connue, sans compter tous les documents en tous genres, ephemera, qu’il avait acquis au cours de ses voyages dans le monde entier. Il légua les 2500 volumes qu’elle contenait à la bibliothèque du Congrès. Toute cette documentation lui permit de rédiger, ou de faire rédiger par des auteurs connus, un ouvrage célèbre dans lequel il eut le malheur de critiquer en mal Jean Eugène Robert Houdin, le célèbre magicien français du second empire, prétendant que ce dernier n’était pas le créateur  des inventions qu’on lui prêtait. Dans sa jeunesse il admirait Robert Houdin jusqu’à ajouter un i au nom de ce dernier, un ami d »enfance lui ayant dit que ce i signifiait « comme » en Italien; mais Harry fut très mal reçu par la veuve au cours d’un passage à Blois. Il aurait tardivement reconnu avoir commis une erreur en intitulant son ouvrage « The Unmasking of Robert Houdin ». Par ailleurs ce livre est néanmoins une bonne histoire de l’art magique. Je possède un exemplaire dédicacé de ce livre. Une coïncidence que je trouve étonnante, Houdini devait décéder le premier décembre et pendant de nombreuses années la S.A.M. Société des Magiciens Américains dont il avait été le président, devait organiser une séance de spiritisme à laquelle assistait Bess son épouse, pour tenter d’entrer en contact avec son esprit. Harry croyait à la survivance de l’âme après la mort mais il avait donné des conférences à travers les Etats Unis  pour débiner et dévoiler  les procédés de magie que les faux médiums utilisaient pour berner leurs crédules adeptes.

A Appleton il y avait une brasserie assez connue et la ville évidemment se targuait d’avoir vu naître Harry. « HOUDINI, draft larger. Named after Appleton native Ehrich Weiss. Je possède également quelques bouteilles de cette bière portant la même étiquette mais cette bière doit être imbuvable...

Comme l’édition originale de The Unmasking publiée en 1908 ne se vendait pas trop bien on y ajoute dans l’édition anglaise de l’année suivante un autre ouvrage de Harry intitulé « Le Secret des Menottes ».

Documents © 2011. Collection Dany Trick.

Un ou deux clics sur une image et hop! elle s’agrandit comme par magie.

 

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TIMBRES A THEME DE MAGIE

Il y a un mois seulement que j’ai reçu d’Australie cette série de timbres que la poste de ce pays avait émis pour rendre hommage à Harry Houdini.  Il fut en effet le premier aviateur à décoller du sol chez eux. Il avait fait venir de France un avion construit par Clément Ader.

Si vous voulez en connaître plus à ce propos, je vous recommande d’aller faire un petit tour sur WILD ABOUT HARRY, que je ne puis que vous recommander chaleureusement, tellement ce site est riche.

Rappelez-vous, un ou deux clics sur une image et hop! elle s’agrandit comme par magie.

 

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GERARD GAUDIN alias RUBECA

Il est  rare que je laisse la place à une autre plume sur ce site. Il faut toujours une exception à la règle. Rubéca est un ami de longue date, non seulement il m’est arrivé de le voir en représentation publique il y a bien longtemps à Quimperlé ou ailleurs et j’avais été fort impressionné. Par la suite je le rencontrais très souvent au cours des réunions du Cercle Magie Bretagne et dans quelques congrès et des ventes aux enchères.

Je lui avais consacré un numéro des Niouzes de Stank ar Veil auquel j’avais joint quelques documents et photographies le concernant. Cet homme est trop modeste et il faut que vous sachiez que ses connaissances dans l’histoire de notre art sont des plus vastes et qu’il est l’un de nos plus importants collectionneurs d’antiquités magiques. Il possède une bibliothèque très importante et  c’est à lui en tant qu’expert qu’une de nos études notariales parisiennes avait fait appel pour une des premières grandes ventes spécialisées de magie.

Rubéca a plus d’une corde à son arc, il pratique la magie générale mais fut également un pionnier du close-up dans notre pays. C’est un de nos derniers grands « découpeurs de papier », un art un peu perdu, et il pratique aussi avec talent la ventriloquie.

Je ne puis résister plus longtemps et lui laisse la parole, brute de décoffrage.

 » Comme convenu par téléphone je suis content de t’envoyer quelques documents, ex libris et petits souvenirs.

Il est vrai qu’étant passionné d’illusionnisme, de cirque et d’autres arts du spectacle visuel depuis plus de soixante- quinze ans, j’ai pu glaner comme toi pas mal d’anecdotes.

Je t’ai parlé de René Septembre de son vrai nom René Kholer. Je l’avais découvert en 1957 lors du passage à Nantes du Festival de la Magie d’André Sanlaville. Il travaillait beaucoup avec des animaux tels que colombes, chats, volailles et même un renard. en début de sa prestation il faisait apparaître des bocaux de poissons avec l’aide de sa femme et partenaire Jeannette Karl. C’est aussi elle qui présentait le spectacle.  René Septembre produisait les bocaux sans s’approcher de tables. Il avait tout sur lui. Pour le dernier bocal il descendait dans la salle et se faisait palper le dos, les manches, la poitrine, par une spectatrice. Puis sa partenaire jetait un châle sur ses mains et aussitôt le bocal de poissons était produit. C’était merveilleux.

J’ai été ami d’ André Sanlaville et son correspondant régional pendant quinze ans; c’est le meilleur organisateur et agent artistique que j’ai connu. Il était, comme on dit, d’un commerce très agréable avec toujours le souci du bien-être des artistes de sa tournée. Il avait développé le sens de la publicité au plus haut point. Après la guerre, le monde des magiciens souffrait du déjà-vu, de l’essoufflement et dans l’opinion la réputation s’était passablement détériorée.

Sanlaville avait très vite compris que pour attirer un nombreux public il fallait se rénover et attirer les spectateurs par des numéros qui excitaient la curiosité. C’est pour cela qu’il avait programmé parmi les manipulateurs et autres magiciens, des fakirs, des mages, des voyantes, etc. Il avait même fait publier des articles de presse: « Magiciens contre Fakirs! ».

A l’époque, à l’ AFAP (Association Française des Artistes Prestidigitateurs) à Paris, plus d’un membre de la docte assemblée des amuseurs de salon l’avaient très mal pris. Lors des tournées j’avais souvent fait le lien avec la presse écrite ou la télévision.

Je me souviens, vers 1972, on parlait des chirurgiens Philippins qui opéraient à mains nues. Sanlaville avait dans sa tournée Ranky. Ce dernier avait pratiqué une opération, lors d’un passage à la télé régionale, sur la présentatrice qui n’en menait pas large. Au spectacle du soir il y avait dans salle une journaliste rationaliste, critique des spectacles pour le journal Presse-Océan. Elle s’appelait Louise Françoise Hervieu et avait cherché, sans succès heureusement, à mettre en difficulté la voyante Naga (Naga & O’Shan présentaient un numéro de télépathie-transmission de pensée avec lequel ils ont tourné dans le monde entier. D. T.). J’avais senti que Sanlaville n’était pas mécontent et s’attendait à lire le lendemain un article du genre: « Est-ce vrai? Est-ce faux? ».

Au programme de la même tournée se trouvait le numéro d’ Omar Pasha¤. Il travaillait avec sa femme. Son numéro était parfait de mise au point. souvent il sollicitait sur place des partenaires improvisés. Ayant assisté aux répétitions il faut avouer qu’il faut être un grand professionnel pour former des assistants en une demi heure.

Dans une tournée Sanlaville avait engagé The Great Zagora avec ses grandes illusions. Je me souviens qu’il présentait à la fin la catalepsie sur sabres avec lévitation. Le cimeterre porteur était réellement pointu ce qui nuisait gravement à l’accrochage. Un soir la partenaire tomba à deux reprises du sabre. Je revois encore cette frêle et petit bout de femme éplorée retournant dans la loge sous les vociférations du maître et disant: »Je vous promets. Je vais maigrir. »

Je viens à présent évoquer le souvenir d’une voyante de boulevard, Madame Maria, qui m’avait bien marqué dans les années cinquante soixante. Avec son mari ils formaient un duo excellent dans leur genre et ils avaient beaucoup de succès sur les places dégagées du centre ville de Nantes. Leur numéro était très au point et bien rôdé. Elle était assise à une table pliante qui avait un tapis qui tombait jusqu’au sol pour protéger du froid et surtout pour dissimuler le matériel de transport. Elle avait les cheveux retenus par un foulard à la gitane, avec un bandeau sur les yeux, en velours l’hiver et en tissu léger l’été. Elle avait les mains glissées dans un porte documents sous-main qui contenait les feuilles d’horoscopes. On distinguait le tremblement de la main à l’intérieur du sous-main, pour écrire avec un crayon de bois taillé aux deux bouts… Tout était logique: papier à l’abri du vent ou de la pluie, crayon taillé aux deux bouts, précaution utile quand elle ressortait la main, le crayon était d toujours dans le bon sens et sans nécessité d’être retaillé ! Puisqu’elle avait les yeux bandés il était naturel qu’elle écrivît de manière cachée. Son mari, le manager, en costume cravate, circulait avec un jeu de piquet.Il sollicitait les clients en annonçant que l’horoscope ne coûtait que « trois petites pièces d’un franc ». Il faisait tirer une carte à la personne intéressée. Cette dernière montrait la carte aux voisins pour contrôle et bien sûr dans le même temps Madame Maria annonçait la nature de la carte choisie. Ils avaient un code simple mais efficace. Leur télépathie se bornait aux couleurs des vêtements, à la nature des légumes qui dépassaient du cabas de la ménagère, des cartes choisies et de tout ce que peut porter un passant.

Aussitôt une carte choisie, Madame Maria écrivait à l’ aveuglette le nom de la carte en haut d’un horoscope et quelques instants plus tard elle sortait la feuille du sous main et inscrivait sa signature visiblement au bas de la page. Quand ils désiraient faire une pose le mari présentait à l’auditoire un cadre sous-verre contenant un vague diplôme d’une société ésotérique, entouré par des coupures de journaux vantant les mystérieux pouvoirs de Mme Maria.

Mais le summum de leur prestation c’était la divination des plaques minéralogiques des voitures circulant dans la rue. Lui: S’il vous plaît Madame Maria. Vite, la première voiture. » Elle: « 438! ». Tout le monde alors se retournait pour voir l’auto et contrôler l’exactitude de l’annonce. Le flux des voitures à l’époque n’était pas dense, les voitures n’allaient pas vite et les plaques ne comportaient que trois chiffres. Quant aux piétons, de l’autre côté de la rue, intrigués par le comportement des spectateurs, ils traversaient la rue et venaient grossir les rangs des clients éventuels. C’était une très bonne publicité.

J’ai aimé cette époque où je débutais dans l’illusionnisme. Les spectacles et animations de rue me faisaient rêver. Comme badaud il y avait de quoi se satisfaire, depuis le camelot qui vendait les premiers stylos à bille dont il fallait recharger la cartouche d’encre avec un tube comme celui contenant de la pâte dentifrice et l’encre giclait et vous en aviez plein les mains, jusqu’au saltimbanque Jack Muller, aussi fort avec les massues qu’avec les anneaux chinois. Plein de culot, il enflammait ses torches mais aussitôt, avisant un spectateur imaginaire il les éteignait et remerciait par avance le charitable donateur. Dans la foule les gens relançaient des pièces. Et pour émouvoir davantage, Muller a si dans l’enveloppe de payevait un bouton de culotte empalmé. Il semblait l’extraire du tapis en regardant l’assemblée l’air scandalisé en disant: « Messieurs ! Que diriez-vous si dans l’enveloppe de paye vous aviez des boutons de culotte?… » Et « la manche » recommençait.

¤Omar Pasha était originaire de Russie. Illusionniste professionnel il vécut d’abord en Allemagne avant de venir en France. Avec une troupe importante il eut l’occasion de tourner dans les plus grands théâtres du monde entier, du prestigieux London Palladium  au Madison Square Garden Felt Forum à New York en 1971, jusqu’au Casino Estoril au Portugal en passant par le Wintergarten à Berlin en 1992. Connu pour son extraordinaire numéro en lumière noire que j’ai souvent vu à la télévision française et live en congrès internationaux de magie. (Dany)

 

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POT-POURRI

Down here I am going to blow my own trumpet. First this short bibliography appeared in « Bibliographie de la Prestidigitation Moderne » (1932-2005) which was published in 2012 by Jacques Voignier. Since this date of course I did not stop writing and  have been kept quite busy.

And then you will find a biography in  le « Dictionnaire de la Prestidigitation » by Jean de Merry and André Ciocca,  published by Georges Proust in Paris, first and second editions.

I was quite proud when my first biography appeared in the « Who’s who in Magic » by Bart Whaley. Jeff Busby published the first paper edition and then you could get it on CD.

Look at the notice at the bottom of this article about another one in Magicpedia related to Genii, the superb magic monthly magazine published in America by Richard Kaufman.

My friend Wittus Witt in Germany also published a short biography in his Magicpedia. It’s a pitty I can’t read german fluently !

But if you type Dany Trick on Google or Yahoo you will discover another quite long bio in MANKAÏ MAGIE. Was very proud of being mentioned among the 41 best French magicians.

 

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Je ne vous parle jamais de DVD sur ce site et pourtant ils sont nombreux à s’empiler sur une de mes étagères, beaucoup concernent la ventriloquie. C’est le cas de celui-ci. Il s’agit d’un classique du cinéma sorti en 1945 sous le titre de « Dead of Night », en français « Au cœur de la Nuit ». Le pantin de ventriloquie qui y apparait fut je pense fabriqué par Len Insull et c’est le célèbre ventriloque anglais Peter Brough qui servit de conseiller technique. M. Brough était très connu dans tout le Royaume Uni pour son émission de radio Educating Archie, écoutée par plus de quatre millions d’auditeurs et  dans laquelle il fit débuter des artistes qui allaient tous devenir des stars tels que Tony Hancock, voir a ce propos la passionnante biographie par John Fisher de ce fantastique comique malheureusement méconnu en Europe continentale, Julie Andrews, Benny Hill, Spike Milligan, Max Bygraves et tant d’autres.

Comme il arrive souvent au cinéma et dans les romans où apparaissent des ventriloques le pantin a souvent un rôle maléfique et un grand nombre de personnes ont une peur panique de ces poupées ou d’autres développent même une véritable phobie.

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Voici deux autres DVD peu connus en France mais qui valent d’être regardés attentivement et disséqués par tout magicien qui s’intéresse à notre art et souhaite faire carrière dans le show business.  Vous pouvez vous les procurer chez Martin, le fils de Ron MacMillan à Londres,  voici les coordonnées:

International Magic, 89, Clerkenwell Road London, EC1R 5BX  England U.K. Tel: 0044 20 7405 7324

www.InternationalMagic.com

Email: admin@InternationalMagic.com

C’est encore un véritable magasin de magie avec pignon sur rue et fut pendant longtemps une Mecque et un point de rendez-vous pour tous les magiciens londoniens ou de passage à Londres.

Dans ce premier DVD c’est Donald Bevan qui interview David. J’ai encore pu vérifier hier au cours d’une longue conversation téléphonique que ce dernier est toujours rempli de sagesse et n’a rien perdu de sa vivacité acide et critique de notre milieu.

Je dirai pour clore ce propos que M. David Hemingway pourrait  à juste titre avoir été pour l’Angleterre ce qu’est John Gaughan pour les Etats Unis. Il a conçu les grandes illusions pour de nombreux spectacles à Blackpool et c’est également lui qui fut chargé de fournir tous les appareils pour la fameuse production télévisée Lost Empires adaptée du célèbre roman éponyme de J.B. Priestley.

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Miscellaneous memorabilia

Agosta-Meynier, de son vrai nom Auguste Meynier, ne faisait pas les choses à moitié ; il faut dire et l’on peut, ne serait-ce qu’au vu de ce luxueux document, qu’à son époque c’ était un éminent magicien. Tout d’abord ce fascicule  est  imprimé sur un très beau papier à la cuve et non pas comme la majorité de ceux de ses confères, je n’en veux pour preuve que les nombreux que je  possède et qui sont souvent sur du mauvais papier au Ph élevé jaunissant et se dégradant avec le temps. Le cordonnet est de soie, les pages intérieures sont de papier vergé (pontuseaux et vergeures) et la couverture de vélin épais. Quant à la gravure c’est une eau forte de Revellat d’après Carrier Belleuse (1896).

Il était destiné à des aristocrates, deux formules qui y sont employées le prouvent bien, les voici:  « les salons les plus aristocratiques » et « tout le programme est marqué au coin du tact le plus parfait ». Nous découvrons aussi que ce magicien résidait dans un quartier huppé de Paris puisqu’il se trouvait à proximité de la rue de Rivoli.

Une autre indication précieuse, la routine devenue l’un de nos grands classiques que nous connaissons tous sous le nom du chapeau de Tabarin et si bien décrite dans un bel ouvrage de Trewey que je possède, s’appelle ici « 30 Trente Têtes comiques dans un chapeau« .

Dimensions: 8,5 X 12,8 cm.

A plus d’un titre Agosta-Meynier joua un rôle important dans  nos milieux magiques. Tout d’abord il présida  à deux reprises l’ASAP puis il créa le SIAP en 1928. Il fonda Le Journal de la Prestidigitation en 1905 et créa également Le  Prestidigitateur, une revue importante qui subsista durant vingt ans et ne cessa de paraître qu’en 1939.

Ce document est peu courant pour ne pas dire rarissime. Qui l’aurait gardé ? Agosta-Meynier était très connu pour son humour, je l’entends rire d’ici… s’il savait qu’il se trouve aujourd’hui à Stank Veil à Mellac après être passé par l’Ontario…

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Je suis né en plein cœur du bassin ardoisier du centre Bretagne, c’est pourquoi je puis vous assurer que le Sénéclause je le connais depuis ma plus tendre enfance car avec le Santa Rosa, l’ami de l’estomac, la Grappe Fleurie et le Père Benoît, tous ces vins d’Algérie au fort degré alcoolisé, du « gros rouge qui tache » en bouteilles étoilées, étaient la boisson préférée des carriers. Entre la carrière et leur domicile certains  avaient souvent « une ardoise » chez le boulanger mais aussi dans les nombreux bistrots qui sillonnaient leur route. Leur travail « au fond du puits » était tellement difficile et comme dans le bassin minier du Nord on y mourait jeune de la silicose.  Quelle ambiance le jour de la Sainte Barbe où l’on chantait des cantiques en l’honneur de  Mamm Santez Anna, patronne de la Bretagne et le dimanche suivant on allait voter communiste. Mais revenons à nos moutons, c’est avec une joie immense que j’ai retrouvé ce document datant de 1954.

Dépliant de 13,9 X 31,1 cm, plié en trois.

Ce document est assez exceptionnel et rarissime. C’était au temps des colonies et il s’adressait apparemment aux importateurs en gros. La viticulture était déjà en crise alors qu’aujourd’hui c’est toute la Culture qui est en crise dans notre pays, théâtres, cinémas, cabarets, opéras, casinos,  sont fermés. Déjà les impôts et taxes augmentaient lourdement. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil…

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Les magiciens adorent les lapins sortant des chapeaux. En voici un de plus.

  1. Carte postale éditée pendant le dernier conflit mondial ou quelques temps après car je me rappelle avoir vu chez nous des tickets de rationnement dans un  des tiroirs du buffet de la cuisine.
  2. Presque à coup sûr adressée à un magicien car qui parlerait d’un turc coupé en deux, comme des femmes également, dont les magiciens semblent  s’être fait une spécialité ?

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Ah! Contrairement au poncif le lapin ici ne sort pas du chapeau mais d’une boîte. Donc je ne suis pas certain qu’il s’agisse d’un magicien, autrefois les marchands de lapins parcourraient nos campagnes soit pour vendre ou acheter des lapins…

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Vieille photographie avec envoi. Je reconnais aisément un des magiciens, il s’agit d’un de ceux qui m’ont fait le plus rire lorsque je le voyais apparaître sur l’écran de nos premiers téléviseurs en noir et blanc. Rappelez-vous, ce magicien aux allures d’ahuri couvert de médailles, qui ne réussissait aucun des tours très simples qu’il présentait, c’était à mourir de rire.

Sa prestation est remarquée aux côtés de Francis Blanche et de tant d’autres acteurs célèbres, Lino Ventura, Pierre Mondy, etc. dans Les Grandes Gueules, film devenu culte et que je ne me lasse jamais de revoir. Les dialogues de Michel Audiard sont devenus célèbres. Mac Ronay, personnage tellement insolite, joua dans d’autres films.

Peu de magiciens français peuvent se targuer d’avoir été invités deux fois dans le célèbre show télévisé d’Ed Sullivan aux Etats Unis. Le numéro étrange qu’il mit au point par la suite sous le nom d’Al Carthy, le savant fou aux prises avec le robot, créature effrayante sortie de son imagination, lui permit de voyager à travers le monde.

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Carte postale éditée à Helsinki. 1980.  Dessin de Karl.

La formule magique la plus connue et la plus souvent utilisée par les magiciens est ABRACADABRA. D’autres magiciens connus comme Danté  (Jansen) utilisaient aussi SIM SALA BIM  et j’en connais un autre qui avait ainsi intitulé son spectacle. Pour ma part j’utilisais la suivante : « Hocus Pocus Hibernatus Minimus sans oublier Stradivarius. » Sur minimus cela me permettait de dire à un enfant:  » Non, tu t’es trompé, ce n’est pas minibus mais minimus. Recommençons. Et une fois de plus je prétendais que dans le public j’avais entendu quelqu’un dire minibus et il nous fallait donc répéter encore la formule tous en chœur…

Notre magicien présente ici le célèbre tour des Anneaux Chinois, devenu un classique. On dit que ce fut Philippe, un magicien d’origine française, établi comme pâtissier en Ecosse qui aurait présenté et vulgarisé ce tour. Des jongleurs et artistes de cirque chinois en tournée le lui auraient expliqué.

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Rare carte postale datant de 1905. Zelda présentait un spectacle d’évasion, à la manière de Houdini .

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Encore un numéro d’évasion. Carte postale ancienne faisant partie d’une série. Publiée par Charles Skilton Ltd à Londres.  Ce document est assez rare et je ne l’ai jamais vu apparaître ailleurs.

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Abordons maintenant une autre de mes passions qui est la ventriloquie.

C’est un des plus étonnants documents dans mes archives. Il ne mesure que 4,9 cm de large X 6,9 cm de haut.  J’étais auparavant persuadé que ce genre n’existait qu’en Grande Bretagne et aux Etats-Unis car il s’agit d’une cigarette-card. A l’origine il s’agissait d’un petit rectangle de papier fort, genre bristol, que les fabricants de cigarettes introduisaient dans les paquets pour les consolider. Ils eurent vite fait d’y faire imprimer des images accompagnées d’un texte. Tous les sujets y sont abordés et je connaissais un riche magicien américain, Thurber, non rien à voir avec l’humoriste du même nom,  qui collectionnait comme moi celles à thème de magie car il y en eut même où furent débinés les tours les plus célèbres de notre répertoire. Il alla jusqu’à y consacrer un superbe ouvrage que je trouve plaisir à relire.

J’étais persuadé que ces cigarette-cards ne se trouvaient qu’en Grande Bretagne et aux U.S.A. Le verso prouve que cela existe en Allemagne puisque le fabricant est de Baden-Baden.

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L’Espagnol Senor Wences est un des plus célèbres ventriloques du monde ce qui lui a permis de le parcourir entièrement. J’ai pu examiner  attentivement la fameuse « tête dans la boîte » qu’il utilisait, entre autres pantins, dans tous ses numéros. Elle se trouve dans une vitrine au siège du Magic Circle à Londres. Sa présentation d’un autre poncif de la ventriloquie était aussi extraordinaire, la main maquillée et vêtue d’un petit foulard avec laquelle il entamait un dialogue surprenant soulevait l’enthousiasme de tous les publics.

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Daniel REMY , le ventriloque Suisse, connut son heure de gloire à partir des années cinquante. J’ai sorti ces quelques photos d’un riche dossier qu’il remettait aux impresarios. Je crois qu’il se produisait beaucoup en croisières.  Je trouve étonnant que lui aussi se servait d’un volatile comme Senor Wences. A propos de ce dernier il se trouve que j’ai un vinyle, 45 trs, qu’il enregistra en Australie au cours d’une de ses tournées mondiales.

Images copyright Collection Dany Trick.

Petit rappel: un ou deux clics sur une image et hop! elle s’agrandit comme par magie.

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Quand Harry Houdini devient détective.

Viviane Perret est une historienne qui  connait parfaitement la biographie de Harry Houdini, étonnant magicien d’origine hongroise. Emigré juif, parti de Budapest pour les Etats-Unis sans un sou, Ehrich Weisz se fera nationaliser américain et gagnera beaucoup d’argent; il deviendra lui-même historien de l’art magique et  bâtira une fortune, ce qui fait qu’il est aujourd’hui  devenu un  mythe, un symbole et  l’idole de nombreux américains. Je n’en veux pour preuve que les prix exorbitants atteints dans des ventes aux enchères spécialisées par le moindre document portant sa signature tels que photographies, lettres, livres portant une dédicace, affiches. Figurez-vous que des briques de son appartement New Yorkais atteignent plus de 200 dollars plus le prix du port pour la France. Vous obtenez au moins un certificat d’authenticité !!!

Viviane Perret est elle-même un  personnage étonnant, romancière donc et  journaliste elle parcourt le monde entier sans problèmes puisqu’elle parle de nombreuses langues. Elle a une connaissance approfondie de la biographie de son héros.

L’action de ce troisième roman policier de la série se déroule dans la ville natale du héros. Il y fait venir sa mère. Nous savons que Harry avait une relation fusionnelle avec sa mère qui admettait mal son mariage avec une goï, Bess.

Le cadavre d’un tout jeune libraire vient d’être découvert et Houdini pense qu’il a été assassiné. La police a une autre thèse et pense plutôt qu’il s’agit d’une mort accidentelle. Un personnage bizarre, haut en couleurs, entre en contact avec Houdini.

Au printemps 2016 mon épouse  et moi avions séjourné à Budapest. Nous nous étions bien évidemment rendus à Pest, la vieille ville sur l’une des rives du Danube, alors que notre hôtel se trouvait à Buda sur l’autre rive et j’en avais profité pour me rendre aux Services d’Etat Civil et demander un bulletin extrait du registre des naissance pour Ehrich Weisz. Dans certaines biographies j’avais lu qu’il était américain. je retrouve sur la couverture de cet ouvrage un  des ponts emblématiques dont la visite est obligatoire pour tous les touristes.

Ne puis que vous recommander la lecture des autres volumes de la saga que j’espère voir se poursuivre.

 

 

Certains prétendent que Harry Houdini n’était pas un magicien de grand talent. A ses débuts il avait eu de longues périodes de vaches maigres, comme il se présentait dans des baraques de foire, certains de ses confrères l’appelaient « Harry dime museum ». Mais bientôt l’on vit surgir et fleurir quantité de « Kings of Cards » et de « King of Manacles » comme il se faisait appeler sur ses affiches lithographiées.

Ce sont Harry et Bess qui vulgarisèrent Métamorphosis comme il appelait le célèbre tour d’évasion de la malle. Cette grande illusion est de nos jours très souvent présentée par de nombreux magiciens et semble défier le temps. M. Jean Madd, le célèbre magicien,  avait appelé sa péniche amarrée quai de Jemappes à Paris pendant six mois de l’année et transformée en salle de spectacle et restaurant Métamorphosis.

Je ne crois pas que ces ouvrages aient été traduits en langue américaine mais je sais qu’il y a là-bas un très fort lectorat potentiel.

De plus est dans la collection 10/18 ces livres sont à la portée de toutes les bourses, en ces périodes de vaches maigres.

 

 

 

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PHILATELIMAGIE (suite)

Nous sommes quelques magiciens seulement dans le monde à nous intéresser à ce thème très pointu en philatélie. Pour ma part je collectionne non seulement les timbres mais tous les documents tels que les enveloppes premier jour, les épreuves d’artiste, les essais de couleurs, les tampons humides, les épreuves comme celles qui étaient offertes autrefois aux ministres des PTT (Eh! Oui!), documents non seulement directement liés à la magie mais également à ses arts dits annexes tels que la ventriloquie ou les ombres chinoises, etc.

J’ai donné une conférence au Magic Circle à Londres intitulée Magic stamps in my collection. Mes notes de conférence ne comportaient à l’époque qu’une centaine de pages. Aujourd’hui elle est visible en video-conférence.

Les documents ci-dessus furent publiés à l’occasion de la célébration du centenaire du prestigieux Magic Circle dont je suis fier d’être membre (A.I.M.C. with silver star). C’est mon ami John Fisher qui avait la charge de mener à bien ce projet. C’était le première fois que le Royal Mail utilisait des encres thermo-sensibles sur des timbres, ce qui permet de présenter un tour de magie avec l’un d’entre eux. Il en va de même pour les autres qui servent pour des tours. Grâce à la générosité sans bornes de John je suis le détenteur du dossier complet concernant ce projet. Il comprend toute les échanges épistolaires, la documentation, les refus, un exemplaire de tous les documents spéciaux imprimés à cette occasion, etc.

Un  timbre en or!!! Edgar Bergen est une de mes idoles et cela m’a même conduit à acheter une biographie écrite par sa fille, la célèbre Candice Bergen, bio qui fut intitulée bien à propos « Knock Wood ».

Voyez au sujet de Tommy Cooper, l’un des plus grands magiciens comiques, véritable star dans son pays malheureusement méconnue en France, sa biographie et le concernant aussi les autres ouvrages de M. John Fisher. La plupart sont disponibles sur Amazon.

En France nous n’avons guère eu beaucoup de timbres à part le Méliès en 1964, un Robert Houdin en 1971,  et figurez-vous, un autre sur ce thème de magie à l’occasion d’un salon d’automne à Macon.

A suivre.

Rappelez-vous que sur ce site il suffit d’un ou deux clics pour que, comme par magie, les images s’agrandissent.

 

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LES NIOUZES DE STANK VEIL

Triste nouvelle. J’apprends hier le décès de SIEGFRIED,  l’un des plus grands magiciens du monde. Siegfried et Roy s’étaient connus à bord d’un paquebot de croisière et, partis d’ Allemagne après quelques tournées en Europe, ils devinrent à Las Vegas de véritables stars. Ils avaient dans le plus grand casino  de cette ville  le spectacle le plus merveilleux que l’on puisse imaginer. Ils avaient dressé des animaux et étaient les seuls à montrer leur célèbres tigres blancs et tigrons.

Puis un tragique accident vint mettre fin à leur  prodigieuse carrière. Roy eut la nuque brisée par une de leurs bêtes.

In memoriam. Voici une de leurs cartes de vœux.

Un louis d’or ! Se trouve fixé sur un bristol noir.

Image: Ancienne collection John Fisher. Collection Dany Trick

Petit rappel, un clic ou deux sur une image et hop! elle s’agrandit à votre gré.

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Les Niouzes de Stank ar Veil

Matthew FIELD.

C’est avec  beaucoup de tristesse que je viens d’apprendre le décès de Matthiew Field en novembre dernier. Nous avions le même âge et il souffrait également comme moi de problèmes cardiaques sévères; je sais qu’il attendait avec impatience une prochaine intervention.

New Yorkais, né dans le Bronx, il avait d’autres passions aussi dévorantes que la magie, homme de grande culture il adorait la musique avec entre autres genres la musique classique.

Féru de l’histoire de notre art, lorsqu’il émigra et vint s’installer en Angleterre, il prit des responsabilités au sein du prestigieux Magic Circle à Londres et ce fut souvent là que j’eus l’occasion d’apprécier et de partager ses profondes connaissances; il y donnait souvent des conférences. De plus il avait pris la lourde charge qu’est l’édition du beau et excellent mensuel, The Magic Circular, l’organe du club.

Alors qu’il était aux USA il avait édité  plus de soixante-dix ouvrages de magie, comme il était généreux il avait aussi très souvent aidé d’autres éditeurs dans ce domaine.

Voici une des cartes de vœux qu’il m’adressait:

Repose en paix, mon ami.

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Je vous ai parlé ailleurs d’un ouvrage écrit en collaboration avec Mark Walker par Michael E. Rose. Sachant qu’une de mes passions était la collection de ces petites étiquettes, je suis atteint de collectionnite aiguë et chronique, ce dernier m’a fait énormément plaisir en me faisant parvenir quelques uns de ses ex libris magicis. Seuls les bibliophiles dans mon genre trouvent de l’intérêt dans ce genre de choses. Je crois que vous ne pouvez même pas imaginer la grande quantité de personnes qui s’intéressent au sujet dans le monde entier et le grand nombre de livres qui traitent de ce sujet.

Seuls quelques ex libris (bookplates) de personnalités très connues se négocient et c’est alors souvent à un prix relativement modique, sinon les collectionneurs procèdent à des échanges.

Il est vraiment dommage que George B. Alfredson, le célèbre érudit et collectionneur américain, décédât avant d’avoir pu compléter et publier le livre qu’il avait tant voulu voir naître. Il avait pourtant publié un petit ouvrage qu’il avait tiré à tout petit nombre et qu’il avait appelé  « checklist » où il répertoriait sa vaste collection. Dans un courrier que je conserve, nous avions souvent échangé de la correspondance, il disait  qu’il pouvait désormais se vanter et dire que son ouvrage était épuisé puisqu’il avait vendu les deux derniers exemplaires.

Depuis quelques années ça bouge dans ce domaine, mon ami Wittius Witt en Allemagne a publié un très joli livre sur le sujet et je sais, pour l’avoir un tout petit peu aidé, que depuis de nombreuses années Bernhard Schmitz travaille pour enfin publier un livre important. Seule la situation sanitaire actuelle en a retardé la publication.

J’ai pour ma part sur la planche un ouvrage plus généraliste, avec entre autres la longue histoire de ces p’tits bouts d’papier. Ils entrent pourtant eux aussi et ont leur place dans l’histoire plus générale du livre.

Quand mes amis magiciens m’en font parvenir quelques uns cela fait ma joie pour toute la semaine.

J’ai quatre-vingt cinq rosiers différents dans mon jardin et attends avec impatience la venue du printemps et de l’été.

I have got eighty-five different rose bushes in my garden and have been longing  for the coming of spring and summer.

 

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Suis plus un accumulateur en ce qui concerne la magie qu’un  vrai collectionneur, un peu à l’instar du fantastique Jay Marshall à Chicago, rappelez-vous de Lefty lequel avait permis à ce grand monsieur de faire le tour du monde avec une paire de gants blancs et deux gros boutons noirs. John Fisher me rappelait encore il y a peu combien sa demeure  était remplie de livres de magie, il y en avait du sol au plafond dans toutes les pièces, empilés aux pieds des bibliothèques, cela allait même jusqu’à l’abri de jardin.  Grâce à son entreprise et à son amour des livres il avait pu côtoyer les plus grands magiciens et acquérir un savoir encyclopédique dans notre domaine. Pendant une semaine entière j’avais pu apprécier ce large savoir dont il n’était pas avare, ceci au cours du congrès international de magie organisé par la FISM (Fédération Internationale des Sociétés Magiques) à La Haye en 1988. Jay se levait très tôt et nos déjeunions à la même table à l’hôtel puis nous nous rendions tous les deux à pied vers le Palais des Congrès situé à  très bonne  distance. Le soir nous rentrions parfois à l’ hôtel de la même manière. Il semblait autant aimer la marche que moi…
Pourquoi cette longue digression? Suis atteint vous dis-je de collectionnite chronique. En voici une autre. J’accumule des timbres et non seulement des timbres mais aussi tous documents philatéliques à thème de magie et de ventriloquie. Cela va donc de ces vignettes aux  enveloppes-premier jour jusqu’aux timbres humides sur des enveloppes.

Voici mes deux dernières acquisitions:

Chaque année  se déroulait à Monaco un festival de magie extraordinaire, de  grands magiciens du monde étaient à l’ affiche. Malheureusement ne subsiste que le Festival du cirque. Mais comme la poste monégasque émettait des timbres et des enveloppes premier jour je me hâtais de les acquérir.

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La vie extraordinaire de ce jeune émigré juif Erich Weiss m’a toujours impressionné, étonné et fait rêver. Ce fils de rabbin avec  toute sa famille arrivèrent  de Budapest sans le sou  pour s’installer à Appleton dans le Wisconsin, et Harry Houdini  allait devenir une vedette, on ne disait pas une star à cette époque, connue à l’échelle de la planète. Il gagna beaucoup d’argent, avait des relations fusionnelles avec sa mère, allant même jusqu’à lui offrir une robe destinée à l’origine à la reine Victoria. Pour mieux connaître l’histoire de la magie il acheta, au cours de ses pérégrinations dans le monde entier, des quantités de livres et de documents rares.

Certains disent qu’il n’était pas un très bon magicien et l’appelaient dédaigneusement « Harry Dime Museum« ; mais quel excellent communicant et publicitaire de talent dirait-on de nos jours !

On ne compte pas le nombre de livres consacrés à cette homme devenu un symbole et un héros aux USA. Il a lui-même écrit, ou fait écrire, de nombreux livres très intéressants, dont les éditions originales s’arrachent aujourd’hui à prix d’or, surtout si elles portent une dédicace. Il en va de même de la moindre de ses photographies.
Les citoyens américains sont des gens étonnants. Je viens de découvrir un site consacré entièrement à Houdini d’une richesse inconcevable.  Sur notre vieux continent il est difficile de comprendre comment un individu peut mettre gratuitement à la disposition de tout un chacun une telle documentation. Il a fallu à M. John Cox dépenser des fortunes pour accumuler tant de documents. Mais il y a aux USA et dans le monde entier de nombreux magiciens fans devHarry et ils apportent sans lésiner leurs contributions à son site. En notre vieux monde nos magiciens préfèrent encore trop souvent que ce vieil adage se vérifie: « Celui qui sait ne parle pas, parle celui qui ne sait pas grand chose ».

Je vous entends:  » Dany, vas-tu nous donner le lien? ».

Tapez vite : WILD ABOUT HARRY

Et n’oubliez pas d’aller remercier Monsieur JOHN COX.

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Tout frais sorti des presses.MARYLAND’S AMBASSADOR OF MAGIC PHIL THOMAS AND HIS YOGI MAGIC MART

Posté par l’un des auteurs aux Etats Unis il y a un mois exactement, cela valait la peine d’attendre. Les livres traitant de magie en langue anglaise tirés à cinq cents exemplaires sont vraiment peu courants.

C’est un ouvrage assez luxueusement produit, sous reliure de véritable toile de couleur bordeaux. Ils n’ont n’a pas lésiné sur le prix que leur a coûté cette édition à compte d’auteurs, allant même jusqu’à faire poser des tranchefiles lesquelles sont  habituellement oubliées sur les ouvrages américains. Le plat et le dos sont richement dorés à la feuille.

In octavo de 277 pp sur papier glacé. Très nombreuses illustrations photographiques en n.& b. in & ht. Bel envoi amusant d’un des auteurs, Michael E. ROSE et autographe de l’autre, Mark WALKER., tous deux magiciens. Vous trouverez leurs courtes biographies ainsi qu’une bibliographie et un index utile en fin de volume.

Il s’agit simplement de l’histoire très riche de la magie dans la ville de Baltimore, état du Maryland sur la côte est des USA. Cette ville de 500 000 habitants fut plus prospère autrefois qu’elle ne l’est aujourd’hui où presque un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté. Aussi port d’entrée des immigrés d’Allemagne et d’Europe centrale ceci explique peut-être que de nombreux Français et j’imagine  quelques Bretons, quoique ces derniers passaient plutôt par Staten Island pour s’installer à New York ou à Philadelphie, Baltimore compte à ce jour  5.000 personnes y pratiquant encore notre langue.

Riche passé magique disais-je? Oui puisque Henry Ridgely Evans, le renommé historien de notre art dont je possède les ouvrages, avec entre autres celui intitulé Magic in Baltimore, y était né et y avait vécu, ainsi que le grand magicien connu des nôtres dans le monde entier pour ses écrits et ses nombreuses conférences ainsi que ses apparitions à la télévision, je parle de Milbourne Christopher. Un autre magicien, Hen Fetsch, très connu dans tous les Etats Unis pour son esprit inventif, était aussi natif de Baltimore.

Et le héros de cette histoire est Philip Thomas que tout un chacun appelait Phil a pris une grande place dans l’histoire de cette ville lui aussi. Je suis étonné d’apprendre que ces trois amis d’enfance, ces trois jeunes lascars, furent initiés dans l’art magique par un certain Ernest Marx. Les deux auteurs nous racontent comment Phil, parti de peu comme souvent le furent les descendants des émigrés allemands, réussit à bâtir une sorte d’empire magique, un club de magiciens réunissant plus de 500 adhérents et à devenir un des marchands d’appareils, de tours et de littérature, les plus connus aux U,S.A. en plus d’avoir été un magicien très occupé et d’avoir dirigé une agence artistique très importante. Il était également organisateur de mini congrès et faisait venir des Etats Unis  de célèbres conférenciers. Robert Harbin et Ali Bongo vinrent spécialement d’ Angleterre à Baltimore.

A Baltimore à l’époque où il posa les fondations de La Mecque de la Magie, comme il appela son magasin, on  trouvait une dizaine de grands théâtres et music-halls et il avait comme clients les célébrités magiques de son temps. Il eut pour visiteurs, amis et clients, Harry Houdini, Howard Thurston, Harry Blackstone Sr, John Calvert, Carl Ballantine, Theo Bamberg, le jeune Doug Henning comme client, George Goebel, The Great LaFollette, Okito, etc.

Imaginez que tous ces gens-là lui laissèrent des rouleaux entiers de leurs énormes affiches souvent en chromolithographie et en plus du matériel utilisé par eux; il ne faut pas s’étonner qu’il se lança également jusqu’en 1986 dans le commerce des antiquités magiques. Le livre nous raconte non seulement les heurs mais aussi les malheurs qu’il connut.

Si vous souhaitez commander un exemplaire voici les coordonnées:

Mike Rose Magic. P.O. BOX 134; Bel Air, MD  21 014 USA.

Mike@HardToFindMagic.com

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