Les Niouzes de Stank ar Veil

Matthew FIELD.

C’est avec  beaucoup de tristesse que je viens d’apprendre le décès de Matthiew Field en novembre dernier. Nous avions le même âge et il souffrait également comme moi de problèmes cardiaques sévères; je sais qu’il attendait avec impatience une prochaine intervention.

New Yorkais, né dans le Bronx, il avait d’autres passions aussi dévorantes que la magie, homme de grande culture il adorait la musique avec entre autres genres la musique classique.

Féru de l’histoire de notre art, lorsqu’il émigra et vint s’installer en Angleterre, il prit des responsabilités au sein du prestigieux Magic Circle à Londres et ce fut souvent là que j’eus l’occasion d’apprécier et de partager ses profondes connaissances; il y donnait souvent des conférences. De plus il avait pris la lourde charge qu’est l’édition du beau et excellent mensuel, The Magic Circular, l’organe du club.

Alors qu’il était aux USA il avait édité  plus de soixante-dix ouvrages de magie, comme il était généreux il avait aussi très souvent aidé d’autres éditeurs dans ce domaine.

Repose en paix, mon ami.

∞∞∞∞∞

Je vous ai parlé ailleurs d’un ouvrage écrit en collaboration avec Mark Walker par Michael E. Rose. Sachant qu’une de mes passions était la collection de ces petites étiquettes, je suis atteint de collectionnite aiguë et chronique, ce dernier m’a fait énormément plaisir en me faisant parvenir quelques uns de ses ex libris magicis. Seuls les bibliophiles dans mon genre trouvent de l’intérêt dans ce genre de choses. Je crois que vous ne pouvez même pas imaginer la grande quantité de personnes qui s’intéressent au sujet dans le monde entier et le grand nombre de livres qui traitent de ce sujet.

Seuls quelques ex libris (bookplates) de personnalités très connues se négocient et c’est alors souvent à un prix relativement modique, sinon les collectionneurs procèdent à des échanges.

Il est vraiment dommage que George B. Alfredson, le célèbre érudit et collectionneur américain, décédât avant d’avoir pu compléter et publier le livre qu’il avait tant voulu voir naître. Il avait pourtant publié un petit ouvrage qu’il avait tiré à tout petit nombre et qu’il avait appelé  « checklist » où il répertoriait sa vaste collection. Dans un courrier que je conserve, nous avions souvent échangé de la correspondance, il disait  qu’il pouvait désormais se vanter et dire que son ouvrage était épuisé puisqu’il avait vendu les deux derniers exemplaires.

Depuis quelques années ça bouge dans ce domaine, mon ami Wittius Witt en Allemagne a publié un très joli livre sur le sujet et je sais, pour l’avoir un tout petit peu aidé, que depuis de nombreuses années Bernhard Schmitz travaille pour enfin publier un livre important. Seule la situation sanitaire actuelle en a retardé la publication.

J’ai pour ma part sur la planche un ouvrage plus généraliste, avec entre autres la longue histoire de ces p’tits bouts d’papier. Ils entrent pourtant eux aussi et ont leur place dans l’histoire plus générale du livre.

Quand mes amis magiciens m’en font parvenir quelques uns cela fait ma joie pour toute la semaine.

J’ai quatre-vingt cinq rosiers différents dans mon jardin et attends avec impatience la venue du printemps et de l’été.

I have got eighty-five different rose bushes in my garden and have been longing  for the coming of spring and summer.

 

§§§§§

Suis plus un accumulateur en ce qui concerne la magie qu’un  vrai collectionneur, un peu à l’instar du fantastique Jay Marshall à Chicago, rappelez-vous de Lefty lequel avait permis à ce grand monsieur de faire le tour du monde avec une paire de gants blancs et deux gros boutons noirs. John Fisher me rappelait encore il y a peu combien sa demeure  était remplie de livres de magie, il y en avait du sol au plafond dans toutes les pièces, empilés aux pieds des bibliothèques, cela allait même jusqu’à l’abri de jardin.  Grâce à son entreprise et à son amour des livres il avait pu côtoyer les plus grands magiciens et acquérir un savoir encyclopédique dans notre domaine. Pendant une semaine entière j’avais pu apprécier ce large savoir dont il n’était pas avare, ceci au cours du congrès international de magie organisé par la FISM (Fédération Internationale des Sociétés Magiques) à La Haye en 1988. Jay se levait très tôt et nos déjeunions à la même table à l’hôtel puis nous nous rendions tous les deux à pied vers le Palais des Congrès situé à  très bonne  distance. Le soir nous rentrions parfois à l’ hôtel de la même manière. Il semblait autant aimer la marche que moi…
Pourquoi cette longe digression? Suis atteint vous dis-je de collectionnite chronique. En voici une autre. J’accumule des timbres et non seulement des timbres mais aussi tous documents philatéliques à thème de magie et de ventriloquie. Cela va donc de ces vignettes aux  enveloppes-premier jour jusqu’aux timbres humides sur des enveloppes.

Voici mes deux dernières acquisitions:

Chaque année  se déroulait à Monaco un festival de magie extraordinaire, de  grands magiciens du monde étaient à l’ affiche. Malheureusement ne subsiste que le Festival du cirque. Mais comme la poste monégasque émettait des timbres et des enveloppes premier jour je me hâtais de les acquérir.

&&&&&

La vie extraordinaire de ce jeune émigré juif Erich Weiss m’a toujours impressionné, étonné et fait rêver. Ce fils de rabbin avec  toute sa famille arrivèrent  de Budapest sans le sou  pour s’installer à Appleton dans le Wisconsin, et Harry Houdini  allait devenir une vedette, on ne disait pas une star à cette époque, connue à l’échelle de la planète. Il gagna beaucoup d’argent, avait des relations fusionnelles avec sa mère, allant même jusqu’à lui offrir une robe destinée à l’origine à la reine Victoria. Pour mieux connaître l’histoire de la magie il acheta, au cours de ses pérégrinations dans le monde entier, des quantités de livres et de documents rares.

Certains disent qu’il n’était pas un très bon magicien et l’appelaient dédaigneusement « Harry Dime Museum« ; mais quel excellent communicant et publicitaire de talent dirait-on de nos jours !

On ne compte pas le nombre de livres consacrés à cette homme devenu un symbole et un héros aux USA. Il a lui-même écrit, ou fait écrire, de nombreux livres très intéressants, dont les éditions originales s’arrachent aujourd’hui à prix d’or, surtout si elles portent une dédicace. Il en va de même de la moindre de ses photographies.
Les citoyens américains sont des gens étonnants. Je viens de découvrir un site consacré entièrement à Houdini d’une richesse inconcevable.  Sur notre vieux continent il est difficile de comprendre comment un individu peut mettre gratuitement à la disposition de tout un chacun une telle documentation. Il a fallu à M. John Cox dépenser des fortunes pour accumuler tant de documents. Mais il y a aux USA et dans le monde entier de nombreux magiciens fans devHarry et ils apportent sans lésiner leurs contributions à son site. En notre vieux monde nos magiciens préfèrent encore trop souvent que ce vieil adage se vérifie: « Celui qui sait ne parle pas, parle celui qui ne sait pas grand chose ».

Je vous entends:  » Dany, vas-tu nous donner le lien? ».

Tapez vite : WILD ABOUT HARRY

Et n’oubliez pas d’aller remercier Monsieur JOHN COX.

♣♦♥♣♦♥

 

 

 


 

 

Publié dans Blog, Collection, Uncategorized | Laisser un commentaire

Tout frais sorti des presses.MARYLAND’S AMBASSADOR OF MAGIC PHIL THOMAS AND HIS YOGI MAGIC MART

Posté par l’un des auteurs aux Etats Unis il y a un mois exactement, cela valait la peine d’attendre. Les livres traitant de magie en langue anglaise tirés à cinq cents exemplaires sont vraiment peu courants.

C’est un ouvrage assez luxueusement produit, sous reliure de véritable toile de couleur bordeaux. Ils n’ont n’a pas lésiné sur le prix que leur a coûté cette édition à compte d’auteurs, allant même jusqu’à faire poser des tranchefiles lesquelles sont  habituellement oubliées sur les ouvrages américains. Le plat et le dos sont richement dorés à la feuille.

In octavo de 277 pp sur papier glacé. Très nombreuses illustrations photographiques en n.& b. in & ht. Bel envoi amusant d’un des auteurs, Michael E. ROSE et autographe de l’autre, Mark WALKER., tous deux magiciens. Vous trouverez leurs courtes biographies ainsi qu’une bibliographie et un index utile en fin de volume.

Il s’agit simplement de l’histoire très riche de la magie dans la ville de Baltimore, état du Maryland sur la côte est des USA. Cette ville de 500 000 habitants fut plus prospère autrefois qu’elle ne l’est aujourd’hui où presque un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté. Aussi port d’entrée des immigrés d’Allemagne et d’Europe centrale ceci explique peut-être que de nombreux Français et j’imagine  quelques Bretons, quoique ces derniers passaient plutôt par Staten Island pour s’installer à New York ou à Philadelphie, Baltimore compte à ce jour  5.000 personnes y pratiquant encore notre langue.

Riche passé magique disais-je? Oui puisque Henry Ridgely Evans, le renommé historien de notre art dont je possède les ouvrages, avec entre autres celui intitulé Magic in Baltimore, y était né et y avait vécu, ainsi que le grand magicien connu des nôtres dans le monde entier pour ses écrits et ses nombreuses conférences ainsi que ses apparitions à la télévision, je parle de Milbourne Christopher. Un autre magicien, Hen Fetsch, très connu dans tous les Etats Unis pour son esprit inventif, était aussi natif de Baltimore.

Et le héros de cette histoire est Philip Thomas que tout un chacun appelait Phil a pris une grande place dans l’histoire de cette ville lui aussi. Je suis étonné d’apprendre que ces trois amis d’enfance, ces trois jeunes lascars, furent initiés dans l’art magique par un certain Ernest Marx. Les deux auteurs nous racontent comment Phil, parti de peu comme souvent le furent les descendants des émigrés allemands, réussit à bâtir une sorte d’empire magique, un club de magiciens réunissant plus de 500 adhérents et à devenir un des marchands d’appareils, de tours et de littérature, les plus connus aux U,S.A. en plus d’avoir été un magicien très occupé et d’avoir dirigé une agence artistique très importante. Il était également organisateur de mini congrès et faisait venir des Etats Unis  de célèbres conférenciers. Robert Harbin et Ali Bongo vinrent spécialement d’ Angleterre à Baltimore.

A Baltimore à l’époque où il posa les fondations de La Mecque de la Magie, comme il appela son magasin, on  trouvait une dizaine de grands théâtres et music-halls et il avait comme clients les célébrités magiques de son temps. Il eut pour visiteurs, amis et clients, Harry Houdini, Howard Thurston, Harry Blackstone Sr, John Calvert, Carl Ballantine, Theo Bamberg, le jeune Doug Henning comme client, George Goebel, The Great LaFollette, Okito, etc.

Imaginez que tous ces gens-là lui laissèrent des rouleaux entiers de leurs énormes affiches souvent en chromolithographie et en plus du matériel utilisé par eux; il ne faut pas s’étonner qu’il se lança également jusqu’en 1986 dans le commerce des antiquités magiques. Le livre nous raconte non seulement les heurs mais aussi les malheurs qu’il connut.

Si vous souhaitez commander un exemplaire voici les coordonnées:

Mike Rose Magic. P.O. BOX 134; Bel Air, MD  21 014 USA.

Mike@HardToFindMagic.com

Publié dans Blog, Boutique, Collection, Presse, Uncategorized | Laisser un commentaire

Johnny & Andrew

Voici un exemplaire un peu spécial d’un des livres que mon ami Andrew Galloway publia pour rendre hommage à son mentor John Ramsay, le grand pionnier de ce que l’on allait appeler la micromagie. A cette époque, je parle de celle qui suivit immédiatement le second conflit mondial, seules prévalaient la magie de salon et celle des scènes de théâtre. Aujourd’hui, la mode étant aux anglicismes qui envahissent notre langue, c’est ce que nous magiciens appelons le close-up.

La photographie argentique que j’ai collée en frontispice me fut adressée par Andrew pour m’aider dans le travail qu’il m’avait confié. Vous en trouverez l’explication ci-dessous.

L’ouvrage se présente sous une reliure avec titres dorés sur le plat avec une jaquette illustrée. 55pp . Illustrations de l’auteur et croyez-moi il a un bon coup de crayon.

Nous exercions le même métier à l’origine puisqu’il était professeur. Je ne puis que vous recommander la lecture et l’étude de ses autres ouvrages, The Ramsay Legend et The Ramsay Classics où se cachent encore des trésors.

Vous rappelle que sur ce site il suffit d’un ou de deux clics pour agrandir les images et en mieux examiner les détails.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Les NIOUZES DE STANK VEIL. MEMORABILIA

En souvenir de Pierre Brahma, un des magiciens que j’admirais le plus, et de Toni Moretto le merveilleux sculpteur Italien. Tous les deux ne sont plus de ce monde malheureusement

Ces cartes de correspondance furent éditées par Pierre en 2002, eh oui déjà, et étaient vendues par paquets de six. Elles représentaient chacune une statuette différente commercialisée elle aussi par ce double champion du monde de magie de scène. Je participais au congrès de la FISM à Vienne, la superbe capitale de l’Autriche où nous séjournâmes deux semaines, lors de sa deuxième consécration. J’ai rarement vu une salle entière autant applaudir et nous étions tous debout dans le superbe et prestigieux et légendaire opéra.

J’avais acquis ou nous avions troqué comme il arrive souvent sur les stands des marchands dans un congrès, je crois que celui-ci était à Dunkerque, une dizaine de ces jeux de six.

L’exemplaire que je vous ai scanné provient de la collection d’un éminent magicien anglais et lui est adressé par un autre célèbre magicien, Graham REED, qui lui signale en lui joignant les cinq autres qu’elles sont en vente à la boutique du Magic Circle à Londres au prix de six livres le jeu.Ici, il suffit d’un ou des deux clics sur une image et hop! elle s’agrandit comme par magie.

Publié dans Blog, Cartes postales, Collection, Uncategorized | Laisser un commentaire

UNE AUTRE GRAVURE, BELGE & RARE

Elle aussi fait partie de la même série que l’ escamoteur que je vous présentais dans un autre article. C’est donc aussi un bois gravé. Elle fut imprimée à Turnhout au XVIIIème siècle mais il s’agit certainement d’une copie d’après un bois hollandais bien plus ancien. Le magicien qui faisait jaillir des fontaines d’eau de la bouche devient ici un « homme-fontaine » dont l’eau jaillit par le sommet du crâne.

L’extraordinaire et regretté magicien américain Ricky Jay dont je possède toutes les œuvres écrites a traité longuement de ces phénomènes de foires et a consacré tout un chapitre à ce « buveur et cracheur d’eau » dans  son remarquable livre intitulé « Cochons savants et femmes incombustibles ».

Un ex libris* de mon ami John Fisher, fantastique historien de notre art, rend également hommage à cet « homme fontaine ».

*J’en profite pour vous rappeler que je suis toujours à la recherche d’ex libris magicis, alors à bon entendeur, salut!

Publié dans Blog, Collection, Uncategorized | Laisser un commentaire

Rare gravure Belge. L’ANTIQUE JEU DES GOBELETS.

Gravure sur bois retrouvée récemment dans un de mes classeurs. Elle est peu connue, dans les ouvrages de magie que je possède je ne l’ai jamais rencontrée et je crois que Robert Reed et Ricky Jay qui s’intéressaient au sujet ne la connaissaient pas. Cet escamoteur* présente, entre autres, l’antique jeu des gobelets. Bien que le magicien américain Hannibal prétende qu’il s’agit « du deuxième tour le plus ancien décrit dans le livre« , je pense qu’il s’agit en fait du premier.

On cite pour preuve de son ancienneté une représentation sur un papyrus égyptien qui daterait d’environ 2500 ans avant J.C. et découvert dans le tombeau de  Beni Hassan où on trouverait ce joueur de gobelets également représenté sur une fresque. Ce papyrus est conservé actuellement dans un musée en Allemagne. J’en ai trouvé mention dans « The Annals of Conjuring »* de l’éminent membre du Magic Circle à Londres, le juge Clarke.

Je trouve pour ma part que cet Egyptien qu’on y voit accroupi et vu de profil, comme on les représente d’habitude à cette époque, est en train de manipuler des pots de fleurs en terre cuite plus que des gobelets, étant donné la taille de ces derniers. C’était aussi, si ma mémoire ne commence à me jouer des tours, ce qui serait un comble pour un magicien ou un ex magicien devrais-je dire, l’avis d’un éminent membre de notre confrérie, je veux parler de l’historien Peter Warlock. Dans un de ses articles dans Abracadabra*, le seul hebdomadaire de magie au monde édité pendant plus de cinquante années d’abord par Goodliffe puis par les Davenports, Peter soutenait que cette scène ne représentait absolument pas un escamoteur mais lui faisait plutôt penser à un boulanger en pleine préparation de miches de pain avec de la pâte.

Il y a une version bien plus amusante. Il ne s’agirait pas non plus d’un escamoteur mais ce personnage serait en fait en train de modeler et de mouler dans ces pots des excréments de chameaux ou de dromadaires que par la suite il ferait sécher au soleil. Ces excréments servaient de combustibles dans les fourneaux des cuisines ou pour chauffer les temples et les demeures. Evidemment les Egyptiens n’avaient ni le gaz ni l’électricité et ne connaissaient pas le charbon ni les « pellets » que l’on nous oblige aujourd’hui à utiliser pour chauffer nos maisons qui sont de véritables passoires thermiques. On faisait donc avec les moyens du bord et il me semble que la végétation forestière a toujours été rare dans ce genre de pays.

Cette gravure fut imprimée à Turnhout et s’inspirait certainement de gravures plus anciennes provenant de Hollande. Image de Brepols N° 80.

* Escamoteur. D’après le Larousse Universel escamoter provient de l’ espagnol escamotar de escamar, écailler et du latin squama, écaille. Un escamotage est un vol  subtil et détourné (misdirection!).

Autrefois une escamote était un petit objet qui servait aux prestidigitateurs pour opérer leurs tours. Ah! Ah! Aujourd’hui nous employons tous l’anglicisme « gimmick » en lieu et place de ce joli mot… Le magicien présentant le jeu des gobelets escamotait habituellement une véritable noix, fruit  du muscadier. Celle-ci est souvent remplacée de nos jours par une petite balle éponge souvent rouge ou une petite boule de bois recouverte d’une pièce réalisée en coton crocheté, elle aussi de couleur rouge.

Nous employions souvent  l’expression « Passez muscade !« pour indiquer que le tour était réussi.

A SUIVRE…

Rappelez-vous que sur ce site c’est un peu magique et qu’un ou deux clics sur une image vous permet de l’agrandir à votre guise.

Publié dans Blog, Collection, Uncategorized | Laisser un commentaire

LES NIOUZES DE STANK AR VEIL ( (18/12/2020)

Les cartes de vœux traditionnelles commencent à arriver depuis la fin novembre, je veux parler de celles en papier car de plus en plus de magiciens utilisent l’ordinateur pour vous faire parvenir des virtuelles, quoiqu’on dise je trouve que ces dernières n’ont pas le même charme.

J’ai accumulé une quantité impressionnante de ces cartes provenant de nombreux pays mais surtout des Îles Britanniques. Elles émanent de magiciens connus ou passionnés par leur art au point d’en faire imprimer à thème de magie. Le sens de l’humour anglo-saxon n’est plus à démontrer,  je vous assure que  certaines me font éclater de rire.

Je dispose de quelques vitrines adéquates, elles sont de beau bois verni et vitrées, à poser à plat sur des tables;  pour monter une exposition de ces cartes elles seraient idéales. Il faudrait seulement investir dans d’autres vitrines du genre vertical, en verre elles aussi. Je pourrais à la limite rédiger des petits cartons portant une biographie sommaire de  ces magiciens.

Cette exposition serait unique et pourrait intéresser La Maison de la Magie à Blois par exemple ou tout autre lieu.

Toutes propositions acceptées.  danytrick901@gmail.com

Publié dans Blog, Boutique, Collection | Laisser un commentaire

LE COLLECTIONNEUR DE MAGAZINES DE MAGIE

Je ne puis résister au plaisir de vous traduire cet article de Robert (Bob) Lund paru dans THE MAGIC CAULDRON (Le Chaudron Magique), édité dans les années soixante par KUETHE , lui-même sérieux collectionneur.

En ce temps-là c’était la plus grande collection de ce genre. Vous devez me croire sur parole parce que je ne vais pas vous révéler le nom de cet homme.

Il collectionnait les magazines et rien d’autre. Il y consacrait beaucoup de temps et également beaucoup d’argent. C’était toute sa vie. Il allait jusqu’à se priver de sommeil pour trouver le temps nécessaire afin de pouvoir rédiger de nombreuses lettres et entreprendre une vaste correspondance. Mais les nuits n’étaient jamais assez longues, alors il trouva une manière efficace pour gagner du temps, il ne rédigeait son courrier  qu’en lettres majuscules ce qui lui faisait gagner de précieuses secondes quand il faut passer des minuscules aux lettres capitales. Il n’était pas très fortuné et il consacrait le moindre sou qu’il pouvait économiser pour nourrir l’hydre qui le hantait. « C’est une obsession » disait-il en soupirant, comme un individu qui confesse son addiction aux narcotiques.

Il disait qu’il possédait 22000 magazines sans compter ses doubles. Je ne pense pas qu’il exagérait. « Mais il y a des centaines que je n’ai pas ! » Et il vous montrait une liste ronéotypée de ceux qu’il voulait acquérir.

C’était la question évidente: parmi les magazines de magie quels sont les plus rares? Il  réfléchit quelques instants, consulta une fiche et tapa la liste suivante:  » Magazine of Magic and Conjurors Companion »(Londres 1840), « The Magic and Conjuring Magazine and Wonderful Chronicle » (1795) , « Magicky Klub V Praze » (Pologne), « New Conjurer’s Musem and Magical Magazine » (Londres 1802-03); « The magician » (Cerro Gorde, Illinois) et « Sequachi Italiani Arte Magica ».

 » Je n’ai aucun de ceux-là, mais je suppose qu’il y en a quantité d’autres tout aussi rares » commenta-t-il.

Après quelques années il se débarrassa de la collection et on laissa entendre que c’est parce qu’il s’était ruiné la santé. La vérité est que ce fut sa femme qui l’obligea à la vendre. Sa décision est digne d’admiration parce qu’une bonne épouse vaut plus que tous les magazines du monde. Malgré cela je trouve difficile de parler gentiment de cette dame.

La seule collection impérissable, celle qui puisse résister aux caprices des femmes, à un incendie, à un cambriolage, à des mains indélicates, aux ravages du temps et à tous genres d’infortunes est celle qu’un homme thésaurise dans son esprit. Les souvenirs s’effacent et certains d’entre eux s’améliorent avec le temps. Mais ce qui reste est unique et n’appartient qu’à vous seul,  personne ne peut vous le dérober.

Robert (Bob) LUND est décédé en 1995 après avoir fondé en 1978 le Musée américain de la Magie à Marshall dans me Michigan. Il y abritait toute sa collection qu’il avait commencée dans sa tendre jeunesse: des programmes, des affiches, des livres, du matériel ancien, des magazines et des films et tant d’autres memorabilia. Il avait aussi un grand nombre d’ex libris magicis. Voyez à ce propos le livre que mon ami Ricky Heath, « Le magicien au Pinceau »,  lui a consacré.

 

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Magiciens de tous pays bibliophiles

C’est une nouvelle page privée sur Facebook que j’ai créée il y a bientôt trois mois; confinement oblige.
Ceci m’a obligé à aérer un peu certains ouvrages sur mes rayonnages; je scanne et accompagne les images par un commentaire un peu trop sommaire à mon goût mais la nature de cette page et la capacité d’attention et de concentration de nos concitoyens étant de plus en plus réduite, je ne veux pas devenir un émule de ce célèbre magicien américain, lequel en deux volumes « tartinait » des pages entières pour passer en revue les livres qu’il aimait.

En deux mois j’ai recruté 213 membres, souhaiterais voir un plus grand nombre d’entre eux participer activement et nous montrer leurs trésors, car chaque livre de magie est un trésor, même le pus simple livre de vulgarisation..

On me dit que les livres de magie n’ont plus aucune valeur. Ils n’ont plus certainement la valeur marchande qu’ils avaient atteinte il y a quelques années. ils ont tous,  tous sans exception,  la valeur que je leur prête et elle est énorme pour certains, ils m’ont procuré tellement de joie, de plaisir et m’ont tellement ouvert l’esprit et enrichi que je les trouve même inestimables. De  plus j’apprécie le vrai papier à la cuve, les belles typographies, les livres reliés et vêtus de beau cuir…

Le livre restera le moyen essentiel de la connaissance, de la transmission du savoir. C’est dans les livres que nous découvrons l’histoire de l’humanité et l’histoire de la magie vous ne la trouverez que dans les livres.

Si le livre de magie n’avait plus aucune valeur, expliquez-moi pour quelles raisons  des Richard KAUFMAN, Jim STEINMEYER, Mike CAVENEY, Todd KARR, et tant d’autres continueraient à écrire, publier et éditer de si beaux et excellents et très importants ouvrages ?

Pour nous rejoindre sur cette page, MAGICIENS DE TOUS PAYS BIBLIOPHILES,  et plus nous serons de fous plus nous rirons, il suffira de répondre à trois questions.

Publié dans Blog, Presse, Uncategorized | Laisser un commentaire

LES NIOUZES DE STANK AR VEIL

Dans deux mois j’espère avoir retrouvé mes pleines capacités et mes mains seront à nouveau en état de retaper correctement sur ce fichu clavier. Pour l’instant  ce sont deux doigts de la main gauche qui ont été opérés avec brio, du moins je l’espère, par le Dr Belhouchet au bloc de l’Hôpital de Bretagne Sud à Lorient, hôpital que nous appelons Le Scorff et où nos vies ont été sauvées au moins à quatre reprises.

J’ai pu griffonner et noter quelques idées pour de futurs articles sur ce site. Vous serez surpris…

Je parle presque chaque jour à Didier LAURINI qui sait tout désormais sur les conserveries sardinières de Bretagne et nous attendons tous avec impatience la parution de son dernier « bébé », rempli de jus de crâne et de drôleries auxquelles on n’a plus très souvent l’occasion de goûter. Je m’en lèche déjà les babines. Il me donne de bonnes nouvelles de M. Michel Fraisse, un éminent magicien miroitier d’Angoulême, un autre grand collectionneur , homme de bien, généreux s’il en est.

Je vous rappelle que ce dernier opus de Didier est en souscription, alors hâtez-vous de lui faire parvenir la vôtre, car le tirage est très limité.

Ai retrouvé avec beaucoup de joie une vieille connaissance, un magicien-cheminot, qui a tant donné à notre art dans les années soixante-dix, et bien avant et après. Le monde est petit… C’est par l’intermédiaire de mon vieil ami allemand Bernhard Schmitz, lequel met la dernière touche à son énorme ouvrage consacré aux ex libris magicis, que je suis entré en contact avec Jean Marie, le Baladin de la Magie, alias M. TAVIGNOT. Figurez-vous qu’il possédait depuis de nombreuses années un ex libris magique, ce qui prouve bien que c’est un homme de bien car peu de magiciens français se sont intéressés aux livres de magie pour aller jusqu’à se faire imprimer une ou plusieurs de ces étiquettes. Ils se compteraient sur les doigts de quatre mains ! Il s’est retiré dans sa Bourgogne natale et comme les escargots sont un de mes mets préférés et que j’ai quantité de cassissiers dans mon jardin , après cette entrée en matières, nous avons vite reparlé du passé…

Ai l’intention de passer longuement en revue un livre comme il ne s’en publie plus beaucoup de nos jours. N’en ai pas terminé la lecture et l’ étude car c’est du solide.  Ecrit par un français, c’est un énorme pavé et le résultat du travail de toute une vie. Je parle de « MAGICACLAUDE » cet énorme pavé de 369 pages, il pèse plus d’un kilo, rempli de tours de magie originaux. J’avoue que je ne connaissais pas  ce monsieur Escarmand qui a, en plus d’un excellent coup de crayon, un grand  sens de l’humour. Merci à cette vieille canaille de Didier Clément de nous avoir mis en relation.

Publié dans Collection, Presse, Uncategorized | Laisser un commentaire