Quoide neuf?

Photo Dany Trick.

 

Cette année-là ce  fut un bel été lorsque Roy Baker et Renée vinrent passer un mois dans notre résidence secondaire de Tréméven. Chaque matin Roy venait me donner à Mellac quelques heures de cours et l’après-midi ils pouvaient visiter la côte sud de Bretagne. Nous profitions des longues soirées pour revisiter  les meilleurs restaurants car Renée et Roy étaient de fins gastronomes. Renée et son frère jumeau avaient, dans leur jeunesse, un numéro de danse acrobatique et avait elle aussi courru les cachetrs chez les agents artistiques et impresari londoniens. Ils avaient connu les music-halls en tournées avant le dernier conflit mondial. J’appris que le père de Roy, avant de devenir « butler » chez une riche famille noble, avait tenu un excellent restaurant à Douvres, il avait donc été à bonne école. C’était aussi l’occasion de me mettre aux fourneaux. Ici c’est un paradis pour les fruits de mer, coquillages, huitres et  homards bleus et autres crustacés, sans oublier  le poisson.
Au cours de mes séjours chez eux ils me firent aussi connaître d’excellents restaurants, contrairement à ce que pensent les Français de la cuisine anglaise, dans le Kent et le Devon que je connais particulièrement bien, il se trouve d’excellents établissements qui n’ont rien à envier aux meilleures tables de chez moi.

Nous avions travaillé des tours classiques tels que « Les cartes à la poche » ou la version personnelle de Roy du  » Couteau à travers le veston » qui devint l’un des clous de mon spectacle. Roy était un professeur exigent et il fallait étudier chaque détail pour essayer d’arriver à la perfection et il arrivait que les cours se poursuivent jusqu’au petit matin.

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MA COLLECTION DE CARTES DE VOEUX MAGIQUES

Il y a un peu plus d’un demi siècle que j’envoie mes vœux à des magiciens du monde entier en faisant imprimer des cartes avec une reproduction d’un document représentant un magicien ou une image en rapport avec la magie que je trouve dans mes archives.

A l’instar de mon ami Wittus Witt à Hambourg qui expose actuellement ses collections de cartes de visite et lettres avec en-têtes de magiciens, je pourrais monter une immense expo où je serais à même de montrer toutes ces cartes de vœux de magiciens célèbres que j’ai reçues au fil de ces cinquante dernières années. Elles comportent très souvent des reproductions de documents rares de magie, gravures anciennes ou modernes, dessins humoristiques, etc.

Cette année encore j’en ai fait  imprimer une sur ce thème. Je vais vous faire une confidence: elle me coûte bien moins cher, malgré le petit tirage, que les cartes du commerce. Je sais pertinemment que je ne suis pas le seul collectionneur dans ce domaine car lors d’une vente aux enchères spécialisée à Chartres chez Me Lelièvr, il en a organisé une bonne douzaine de ce type auxquelles j’ai assisté, j’avais remarqué qu’un classeur entier contenait une grande quantité de mes cartes. Je n’avais pas pu connaître leur destinataire malgré mon insistance auprès de l’expert, mon ami Hjalmar, le célèbre magicien et historien et bibliomane  de la magie.  Voici donc ma carte pour 2021:

Tout un chacun sait que les magiciens sont sans exception des tricheurs, croyez-vous que des tricheurs honnêtes puissent exister alors pourquoi ferais-je exception à la règle? Cette carte provient de la collection de John Fisher mais je la reçus bien avant le gros lot entier de ce genre de cartes qu’il m’a offert au début de cette année nouvelle. Celle-ci portait la signature d’un célèbre magicien du nord de l’ Angleterre nommé De Vega. John ne m’a pas dit à qui elle avait été adressée, peut-être donc à lui-même.

DE VEGA, de son vrai nom Stuart, naquit en Ecosse à Edinbourg en 1891 et vécut jusqu’à l’âge de 80 ans. Au départ il présentait un spectacle complet en soirée avec de nombreuses grandes illusions à travers tout le Royaume Uni. C’était encore la belle époque des music-halls lesquels ne manquaient pas à travers l’ île.

Puis il travailla sur une base semi professionnelle après s’être installé comme kinésithérapeute.  Il était non seulement un magicien célèbre mais présentait aussi un spectacle de pyrotechnie fort connu. C’est en 1922 que Harry Houdini, à l’époque en pleine croisade contre les adeptes du spiritisme à travers les Etats-Unis où il donnait des conférences avec démonstrations des procédés que les médiums utilisaient, souvent les mêmes trucs que les magiciens,  lui confia une mission. Il alla débusquer les membres très actifs du Cercle Spirite de Crewe, une ville dans le Cheshire au Nord Ouest de l’Angleterre.

En 1924 De Vega devint le premier président de l’Association des Magiciens Ecossais, encore très active de nos jours.

Il a écrit plusieurs ouvrages techniques pour les magiciens et nous a  laissé de nombreux manuscrits.

Cette année je fus particulièrement gâté par le Père Noël venant d’ Angleterre où  John Fisher s’était revêtu de la houppelande rouge pour l’occasion. Le colis contenant d’autres goodies a pris un temps fou pour nous arriver ici au bout de monde (Finis Terrare) mais quelle surprise lorsque je constatai qu’il contenait aussi « a large batch of very special Christmas cards » qui se trouvaient dans l’ immense collection de John. Thanks once more.

Voici donc quelques unes de ces cartes très spéciales:

L’expéditeur est un spécialiste reconnu du mentalisme et en particulier de Dunninger, le célèbre mentaliste américain, d’où l’image sur sa carte de correspondance.

Il n’est pas nécessaire de présenter J.B. Alfredson, grand collectionneur et prolifique auteur américain. Il a écrit, en collaboration avec George L. Daily Jr un énorme ouvrage qui  fait référence et répertorie tous les magazines de magie en langue anglaise depuis 1791  jusqu’en 1983.

Pendant une bonne partie de sa vie il avait été un avide collectionneur d’ex libris magicis; ce n’est que depuis une quarantaine d’années que je lui ai  emboîté le pas dans ce domaine. Malheureusement il est décédé en janvier 2016, et n’a pas pu voir son grand projet aboutir, il préparait activement un ouvrage fondamental sur ce sujet. Toutefois je possède les deux derniers exemplaires numérotés d’un tirage très limité de sa check-list et un courrier dans lequel il dit qu’il peut maintenant se vanter d’ être « sold out ».
Nous avons échangé à ce propos, comme en témoignent les deux courriers, entre autres, que vous trouvez ci-dessous.

Comme il le mentionne dans sa lettre, son ex libris, signé S.L., fut exécuté par le célèbre magicien et prolifique illustrateur, c’était son métier, canadien d’origine anglaise, Sid Lorraine (1905-1989).

Comme vous le constatez je ne suis pas le seul à avoir utilisé les cartes de Pierre Brahma. Elles furent même vendues au Magic Circle à Londres. C’est le célèbre magicien Graham Reed, père de mon ami Tim, un des piliers du prestigieux Club que je viens de mentionner et grand collectionneur  qui le signalait à John Fisher.

Jefferey Atkins était un magicien très influent dans les milieux magiques anglo-saxons. Il s’était plus ou moins spécialisé dans les grandes illusions et à chaque congrès annuel du British Ring de l’ IBM  il présentait un tel spectacle. Il fut d’ailleurs président de cette association pendant de nombreuses années. C’est le plus important cercle, ils disent anneau, de L’ IBM dans le monde étant donné le nombre de ses adhérents. Il assuma même la présidence de cette confrérie internationale ayant son siège aux Etats Unis.  C’était un membre important du « gang de la Supreme Magic C° » comme nous nous appelions ou nous faisions appeler. Je trouve la gravure très intéressante.

Celle ci ne date pas d’hier mais d’avant hier !

Que croyez-vous que l’on découvre quand on ouvre cette carte? Un très joli masque en 3D… Jeff McBride? Eh! Ben, dites donc il en a obtenu des prix ! Si vous voulez devenir une vraie star en magie aujourd’hui il vous donne des cours… Je connais une magicienne anglaise qui lui est très reconnaissante.

Voici uniquement quelques une des cartes de vœux que j’ai reçues de M. Jacques Voignier. Extraordinaire collectionneur dans tous les domaines de notre art c’est également un grand spécialiste de l’imagerie magique. Il n’a , comme vous allez le voir , peu de peine à puiser dans son énorme collection pour illustrer ses cartes. Cette année là, ma carte reproduisait une image peu connue, une de celles  que les enfants trouvaient sous les emballages des tablettes de chocolat où qu’on leur distribuait dans les magasins ou les pharmacies,  et c’était ce dernier cas. Vous remarquerez aussi le timbre concernant l’Alsace… L’antique joueur de gobelets va se nicher partout.

Voici quelques autres des cartes de M. Voignier:

Pendant des années nous avons correspondu et échangé de nombreux courriers; voici quelques unes des cartes du double « Champion du monde de magie » que l’on appelait à l’époque seulement Grand prix de la FISM. Je regrette encore le décès de M. Pierre Brahma qui était un homme remarquable et honnête mais aussi un honnête homme au sens de cultivé. Certains disent qu’il était méchant, non il savait mettre les pendules à l’heure et avait souffert certainement des préjugés de gens imbéciles, ignorants à l’esprit étroit.

Ci-dessus un document exceptionnel que Pierre m’avait parvenir. C’est la photo d’une huile représentant son arrière grand-père. Féru de l’histoire du costume, il m’avait demandé quelques renseignements à propos de la peinture sur soie représentant un joueur de gobelets. A cette époque seuls quelques initiés connaissaient cette image comportant trois personnages en plus du magicien. Une image publicitaire du chocolat Poulain montrait seulement le magicien. Dans les cercles de collectionneurs parisiens une polémique s’était levée à propos de la datation de ce tableau.

Ce petit intermède m’a permis de rompre cette litanie.

Et voici des nouvelles du Nord de l’ Angleterre et particulièrement du Yorkshire où le climat est bien plus rude que dans ma Bretagne natale. Mais j’ai trouvé chez les magiciens autour de Ken de Courcy et  Sue une véritable chaleur humaine. Ils avaient eu l’idée géniale de créer un club sortant des chemins battus: ni président, ni secrétaire, ni trésorier. On y entrait par cooptation et la devise en était  : »Faire progresser l’ art magique« . Nous pouvions nous vanter d’ être un club  international  puisqu’il y avait deux membres en Espagne et deux autres en Bretagne. Nous avions un bulletin ( newsletter) et organisions des réunions chez les différents membres et un mini congrès chaque année au début juillet. Cette convention attirait énormément de magiciens du Royaume Uni, étant aisément accessible car située à un point stratégique non loin d’un de ces grands nœuds auto-routiers.

J’ai gardé pendant des années des relations épistolaires avec certains membres mais TPA a disparu lorsque Ken s’en est allé.

Christine et Maurice Johnson étaient de fervents magiciens amateurs et deux des piliers du club. Maurice occupait une fonction importante, il était le « patron » de Nestlé pour tout le Royaume Uni.  Voici deux seulement de leurs nombreuses cartes.

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Les deux membres « espagnols » étaient en fait des Britannique exilés et établis en Espagne comme nombre de leurs compatriotes. La dernière fois que nous  avions rencontré Bill Swallow ce fut à l’occasion des obsèques de Ken de Courcy lors de notre séjour  à Langtoft. Voici également deux de leurs nombreuses cartes:

Ci-dessus une des cartes de Jean Alain, ce jeune Morbihannais plein de talent s’était fait connaître par des débuts prometteurs après ses passages  à la télévision. Il avait aussi organisé quelques galas dans sa presqu’île de Quiberon et donnait aussi des spectacles au célèbre établissement de thalassothérapie.Aujourd’hui il me semble qu’il a disparu des radars, peut-être a-t-il repris son salon de coiffure à plein temps. Il faut dire que lorsque j’assurais  la présidence de l’AMBM (Amicale des Magiciens du Bout du Monde) que j’avais fondée, j’avais plus l’occasion de le rencontrer au cours de réunions régulières. Je le trouvais bien sympathique et je pense qu’il avait un potentiel qui lui aurait permis d’être plus connu dans notre milieu.

C’est fou le nombre de magiciens qui ont débuté leur carrière dans les stations de cette presqu’île si fréquentée l’été. Je ne citerai que deux autres, un certain Jean Louis Blum, devenu très célèbre dans le monde entier, en particulier chez les Anlo-Saxons qui lui vouent une admiration sans bornes. Un de mes vieux amis de Redon, membre du Rotary et vieil ami des parents de Gaetan, m’avait confié qu’il y voyait chaque été un  adolescent s’y produire  aux terrasses des cafés, crêperies et restaurants et ce fut également là que débuta la carrière de Stephan Leyshon.

J’avais eu l’occasion de voir le Nantais Rubéca en spectacle peu après mon arrivée à Quimperlé dans les années soixante-dix. Puis je le rencontrais souvent bien plus tard aux réunions du Cercle Magie Bretagne après que les fondations de ce club avaient été posées en 1964, au cours d’un banquet s’étant tenu au cœur de la Bretagne, au Huelgoat où je débutais ma carrière de professeur cette année-là. nous nous étions liés d’amitié mais à cette époque ma collection de magie en tous genres n’était qu’à l’état embryonnaire par rapport à la sienne. J’attends impatiemment chaque année son étonnante carte et je ne les compte plus. En voici un petit échantillon.

Quant à  celles de M. Duraty, que je ne remercierai jamais assez pour m’avoir en quelque sorte mis le pied à l’étrier en me demandant pour la première fois d’écrire et de tenir une rubrique dans la Revue de la Prestidigitation, organe mensuel de l’AFAP à cette époque-là, elles toujours remplies d’ humour. A conserver précieusement. Je me suis laissé dire que c’est lui, au cours de sa carrière de publicitaire, qui aurait créé le célèbre slogan: « Mammouth écrase les prix! »; ce slogan fit aussitôt la joie des amateurs de contrepets évidemment.

Que serait cette modeste collection si n’y figuraient pas des cartes de célèbres ventriloques ? En voici une d’entre elles:

Les mains de mon vieil ami John Wade sont certainement connues dans le monde entier car  quel est le pays où la célèbre série The Avengers n’est pas passée à la télévision? Ce sont ses mains que vous voyez manipuler brillamment des cartes à jouer dans le générique. Mais John est aussi très connu pour ses ouvrages de magie et surtout pour avoir travaillé dans un célèbre cabaret londonien qui n’avait jamais fermé ses portes au cours du dernier conflit mondial. John , aussi étonnant que cela puisse paraître était connu des milieux  magiques britanniques pour être « le magicien de la radio » car pendant quelques années il avait une émission régulière sur Radio 4 de la BBC.

Lorsque je séjournais à Londres il venait en voiture me prendre à l’ hôtel et nous allions passer la journée à Southend on Sea la célèbre station balnéaire où résidait Stanton Carlisle, un de nos grands mentalistes. vous devez connaître ses ouvrages traitant du sujet publiés chez Supreme. La charmante épouse de Stanton nous préparait un traditionnel Sunday lunch.

Parfois l’été lorsqu’il avait un engagement dans un music-hall à Londres ou dans sa banlieue John venait aussi me prendre et j’assistais au spectacle dans les coulisses. Il assurait souvent la première partie d’une star de la scène ou d’un grand comédien. Il fut pendant quelque années le secrétaire du plus célèbre club privé anglais le Savage Club. Le Savage Club réunit depuis la fin du dix neuvième siècle de célèbres artistes, des acteurs, des écrivains connus, des musiciens, de grands scientifiques, des magistrats, etc. Certains amis m’ont permis d’y passer la journée  et j’ai même eu le privilège d’y déjeuner. Quelle expérience et occasion de rencontrer des personnalités étonnantes et hors du commun !

Pendant des années sur chaque carte de vœux de John figurait toujours une bouteille de whisky… Le dessin portait  aussi la signature d’un dessinateur humoristique connu.

Mme Margaret Mayne, la sœur préférée d’ Edwin Hooper, était aussi un des piliers indéfectibles de la Supreme Magic Company. Elle avait toujours été la première secrétaire d’Edwin. Il m’est arrivé au cours de mes séjours chez lui, souvent en plein été, de le voir dépouiller quatre cents lettres au courrier du matin pour que tout fût prêt quand Margaret et le reste du personnel arrivait au travail à neuf heures du matin. Pourtant cette période est souvent creuse et peu favorable à ce genre de commerce. Quand le personnel arrivait pour neuf heures il restait à Margaret à distribuer les tâches. Nous avions de bonnes relations et le courant passait bien, il lui est arrivé de séjourner  à Mellac en compagnie de Mme Hooper mère. Fine gastronome  elle appréciait comme nous la fréquentation d’excellents restaurants. Elle coule une retraite heureuse à Westward Ho la paisible  petite station balnéaire tout près de Bideford.. Autrefois cette bourgade était connue pour avoir abrité d’importants chantiers navals et le célèbre père de Mowgli, Kipling a sa statue sur le place centrale. Après de longues journées  de travail souvent harassantes c’était une des promenades favorites d’Edwin. Sammy, le caniche de Michael, adorait non seulement le pâté Hénaff que je lui apportais de Bretagne mais ne dédaignait pas une part des typiques glaces anglaises.

Margaret était de toutes nos équipées et je me souviens d’un séjour chez Ken Savage à Plymouth.  La Supreme C° disposait d’une importante imprimerie, elle avait  environ cinq cents volumes et brochures à son catalogue. Au cours des weekends de magie organisés par la firme soit à Weston Supermare ou dans un théâtre dans la banlieue de Londres,  Ken était employé avec son épouse Val pour tenir le stand consacré aux livres.  C’était un magicien très connu dans tout le Sud Ouest de l’Angleterre et un fervent collectionneur. Au cours de certains de mes autres séjours chez eux il m’arrivait de les accompagner dans les camps de vacances Butlin’s et Pontin’s à travers le Devon et la Cornouaille.

Ken  et Val étaient aussi de fins gastronomes et ils ne manquaient jamais de nous inviter dans les meilleurs restaurants de Plymouth et de ses environs. Je puis certifier que de l’autre côté de la Manche il se trouve d’excellents restaurant n’ayant rien à envier à notre cuisine française.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Images et documents strictement Copyright: Collection Dany Trick

 

A suivre, longuement.

Sachez que si vous désirez désormais recevoir une carte de vœux en vrai beau papier de qualité, il vous suffit de m’en faire parvenir une des vôtres à l’adresse que vous trouvez souvent sur ce site.

A suivre

Sachez aussi que sur ce site il vous suffit, grâce au génial Sebastien, d’un ou deux clics sur une image pour l’agrandir et en examiner les détails.

 

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HARRY HOUDINI A PARIS

C’est en 1905 que Harry Houdini se présente à l’Alhambra à Paris où le public se presse car il est déjà fort connu dans le monde. Ce n’est pas la première fois qu’il vient à Paris, déjà en 1902 il s’y produit à l‘Olympia mais c’est comme « King of Cards« , le « Roi des cartes à jouer » qu’il manipule très bien. Il reviendra encore à l’ Alhambra en 1909.

Cette fois ci c’est Metamorphosis, un tour d »évasion qu’il a popularisé et beaucoup travaillé avec Beth son épouse qui fait le clou du spectacle en finale. Depuis 1902 il continue à présenter ce numéro après l’avoir bien amélioré. C’est le fameux tour de l »évasion de la Malles Indes que l’on voit encore pratiquer avec succès de nos jours. Au cours de son spectacle il présente aussi des numéros aussi extraordinaires et que nos plus grands magiciens d’aujourd’hui présentent encore. Au cours de son deuxième passage à l’Alhambra en 1909 il présentera le célèbre tour de l’immense aquarium blindé et  rempli d’eau dans lequel on le suspend  une fois menotté et duquel il s’évade. Il venait de le créer l’année précédente. Le suspense est au plus fort et des hommes portant des haches se tiennent près de l’appareil, prêts à briser les vitres au cas où Harry serait en échec. Il présente aussi  une autre évasion  spectaculaire, un énorme bidon de lait que l’on cadenasse après l’y avoir enfermé une fois encore menotté et duquel il réussit également à s’évader, libre de ses attaches. Aujourd’hui on ne compte plus les vrais faux pots de lait certifiés originaux ayant servi à Houdini et se trouvant dans des collections américaines !…

Harry Houdini présente, une fois enchaîné et cadenassé, la célèbre évasion de la Malle des Indes (Metamorphosis) à l’ Alhambra de Paris en 1905.

Il se raconte qu’il lança un défi à la police parisienne et au préfet de l’époque, le fameux Lépine. Il demanda à être enfermé entièrement nu dans une des cellules du Dépôt et  offrit une prime de 5000 francs, somme énorme pour l’époque, s’il ne réussissait pas à en sortir. Le préfet refusa mais en Angleterre et dans d’autres pays européens la police accepta les challenges.

Harry Houdini prétendait être né en 1873 aux Etats Unis, à Appleton dans l’ état du Wisconsin où son père était rabbin. En fait Eirich Weiss était né à Pest le 24 mars 1874 sous le nom de Erik Weisz. en fait Budapest la capitale de la Hongrie, Pest étant la vieille ville sur une des rives du Danube, qui n’était pas bleu la dernière fois que j’ y suis passé. Il émigra avec sa mère  aux Etats Unis à l’âge de 4 ans , le 3 juillet 1878 et non en 1874 comme il le prétendait parfois. Son père les y suivit par la suite.

On lui passe la camisole de force puis il est menotté et sanglé.

En plusieurs mouvements il se débarrasse des premiers liens.

Harry se débarrasse de la camisole de forceRien n’attache Houdini le Roi de l’évasion.

La firme Pathé profita du passage de Houdini à Paris pour tourner un film assez peu connu  que je possède également.

Houdini est l’archétype du héros américain, l’immigré qui y est arrivé sans un sou en poche et qui par son travail où ses talents y fait fortune et devient célèbre.  Il possédait à son époque la plus importante bibliothèque de magie connue, sans compter tous les documents en tous genres, ephemera, qu’il avait acquis au cours de ses voyages dans le monde entier. Il légua les 2500 volumes qu’elle contenait à la bibliothèque du Congrès. Toute cette documentation lui permit de rédiger, ou de faire rédiger par des auteurs connus, un ouvrage célèbre dans lequel il eut le malheur de critiquer en mal Jean Eugène Robert Houdin, le célèbre magicien français du second empire, prétendant que ce dernier n’était pas le créateur  des inventions qu’on lui prêtait. Dans sa jeunesse il admirait Robert Houdin jusqu’à ajouter un i au nom de ce dernier, un ami d »enfance lui ayant dit que ce i signifiait « comme » en Italien; mais Harry fut très mal reçu par la veuve au cours d’un passage à Blois. Il aurait tardivement reconnu avoir commis une erreur en intitulant son ouvrage « The Unmasking of Robert Houdin ». Par ailleurs ce livre est néanmoins une bonne histoire de l’art magique. Je possède un exemplaire dédicacé de ce livre. Une coïncidence que je trouve étonnante, Houdini devait décéder le premier décembre et pendant de nombreuses années la S.A.M. Société des Magiciens Américains dont il avait été le président, devait organiser une séance de spiritisme à laquelle assistait Bess son épouse, pour tenter d’entrer en contact avec son esprit. Harry croyait à la survivance de l’âme après la mort mais il avait donné des conférences à travers les Etats Unis  pour débiner et dévoiler  les procédés de magie que les faux médiums utilisaient pour berner leurs crédules adeptes.

A Appleton il y avait une brasserie assez connue et la ville évidemment se targuait d’avoir vu naître Harry. « HOUDINI, draft larger. Named after Appleton native Ehrich Weiss. Je possède également quelques bouteilles de cette bière portant la même étiquette mais cette bière doit être imbuvable...

Comme l’édition originale de The Unmasking publiée en 1908 ne se vendait pas trop bien on y ajoute dans l’édition anglaise de l’année suivante un autre ouvrage de Harry intitulé « Le Secret des Menottes ».

Documents © 2011. Collection Dany Trick.

Un ou deux clics sur une image et hop! elle s’agrandit comme par magie.

 

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TIMBRES A THEME DE MAGIE

Il y a un mois seulement que j’ai reçu d’Australie cette série de timbres que la poste de ce pays avait émis pour rendre hommage à Harry Houdini.  Il fut en effet le premier aviateur à décoller du sol chez eux. Il avait fait venir de France un avion construit par Clément Ader.

Si vous voulez en connaître plus à ce propos, je vous recommande d’aller faire un petit tour sur WILD ABOUT HARRY, que je ne puis que vous recommander chaleureusement, tellement ce site est riche.

Rappelez-vous, un ou deux clics sur une image et hop! elle s’agrandit comme par magie.

 

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GERARD GAUDIN alias RUBECA

Il est  rare que je laisse la place à une autre plume sur ce site. Il faut toujours une exception à la règle. Rubéca est un ami de longue date, non seulement il m’est arrivé de le voir en représentation publique il y a bien longtemps à Quimperlé ou ailleurs et j’avais été fort impressionné. Par la suite je le rencontrais très souvent au cours des réunions du Cercle Magie Bretagne et dans quelques congrès et des ventes aux enchères.

Je lui avais consacré un numéro des Niouzes de Stank ar Veil auquel j’avais joint quelques documents et photographies le concernant. Cet homme est trop modeste et il faut que vous sachiez que ses connaissances dans l’histoire de notre art sont des plus vastes et qu’il est l’un de nos plus importants collectionneurs d’antiquités magiques. Il possède une bibliothèque très importante et  c’est à lui en tant qu’expert qu’une de nos études notariales parisiennes avait fait appel pour une des premières grandes ventes spécialisées de magie.

Rubéca a plus d’une corde à son arc, il pratique la magie générale mais fut également un pionnier du close-up dans notre pays. C’est un de nos derniers grands « découpeurs de papier », un art un peu perdu, et il pratique aussi avec talent la ventriloquie.

Je ne puis résister plus longtemps et lui laisse la parole, brute de décoffrage.

 » Comme convenu par téléphone je suis content de t’envoyer quelques documents, ex libris et petits souvenirs.

Il est vrai qu’étant passionné d’illusionnisme, de cirque et d’autres arts du spectacle visuel depuis plus de soixante- quinze ans, j’ai pu glaner comme toi pas mal d’anecdotes.

Je t’ai parlé de René Septembre de son vrai nom René Kholer. Je l’avais découvert en 1957 lors du passage à Nantes du Festival de la Magie d’André Sanlaville. Il travaillait beaucoup avec des animaux tels que colombes, chats, volailles et même un renard. en début de sa prestation il faisait apparaître des bocaux de poissons avec l’aide de sa femme et partenaire Jeannette Karl. C’est aussi elle qui présentait le spectacle.  René Septembre produisait les bocaux sans s’approcher de tables. Il avait tout sur lui. Pour le dernier bocal il descendait dans la salle et se faisait palper le dos, les manches, la poitrine, par une spectatrice. Puis sa partenaire jetait un châle sur ses mains et aussitôt le bocal de poissons était produit. C’était merveilleux.

J’ai été ami d’ André Sanlaville et son correspondant régional pendant quinze ans; c’est le meilleur organisateur et agent artistique que j’ai connu. Il était, comme on dit, d’un commerce très agréable avec toujours le souci du bien-être des artistes de sa tournée. Il avait développé le sens de la publicité au plus haut point. Après la guerre, le monde des magiciens souffrait du déjà-vu, de l’essoufflement et dans l’opinion la réputation s’était passablement détériorée.

Sanlaville avait très vite compris que pour attirer un nombreux public il fallait se rénover et attirer les spectateurs par des numéros qui excitaient la curiosité. C’est pour cela qu’il avait programmé parmi les manipulateurs et autres magiciens, des fakirs, des mages, des voyantes, etc. Il avait même fait publier des articles de presse: « Magiciens contre Fakirs! ».

A l’époque, à l’ AFAP (Association Française des Artistes Prestidigitateurs) à Paris, plus d’un membre de la docte assemblée des amuseurs de salon l’avaient très mal pris. Lors des tournées j’avais souvent fait le lien avec la presse écrite ou la télévision.

Je me souviens, vers 1972, on parlait des chirurgiens Philippins qui opéraient à mains nues. Sanlaville avait dans sa tournée Ranky. Ce dernier avait pratiqué une opération, lors d’un passage à la télé régionale, sur la présentatrice qui n’en menait pas large. Au spectacle du soir il y avait dans salle une journaliste rationaliste, critique des spectacles pour le journal Presse-Océan. Elle s’appelait Louise Françoise Hervieu et avait cherché, sans succès heureusement, à mettre en difficulté la voyante Naga (Naga & O’Shan présentaient un numéro de télépathie-transmission de pensée avec lequel ils ont tourné dans le monde entier. D. T.). J’avais senti que Sanlaville n’était pas mécontent et s’attendait à lire le lendemain un article du genre: « Est-ce vrai? Est-ce faux? ».

Au programme de la même tournée se trouvait le numéro d’ Omar Pasha¤. Il travaillait avec sa femme. Son numéro était parfait de mise au point. souvent il sollicitait sur place des partenaires improvisés. Ayant assisté aux répétitions il faut avouer qu’il faut être un grand professionnel pour former des assistants en une demi heure.

Dans une tournée Sanlaville avait engagé The Great Zagora avec ses grandes illusions. Je me souviens qu’il présentait à la fin la catalepsie sur sabres avec lévitation. Le cimeterre porteur était réellement pointu ce qui nuisait gravement à l’accrochage. Un soir la partenaire tomba à deux reprises du sabre. Je revois encore cette frêle et petit bout de femme éplorée retournant dans la loge sous les vociférations du maître et disant: »Je vous promets. Je vais maigrir. »

Je viens à présent évoquer le souvenir d’une voyante de boulevard, Madame Maria, qui m’avait bien marqué dans les années cinquante soixante. Avec son mari ils formaient un duo excellent dans leur genre et ils avaient beaucoup de succès sur les places dégagées du centre ville de Nantes. Leur numéro était très au point et bien rôdé. Elle était assise à une table pliante qui avait un tapis qui tombait jusqu’au sol pour protéger du froid et surtout pour dissimuler le matériel de transport. Elle avait les cheveux retenus par un foulard à la gitane, avec un bandeau sur les yeux, en velours l’hiver et en tissu léger l’été. Elle avait les mains glissées dans un porte documents sous-main qui contenait les feuilles d’horoscopes. On distinguait le tremblement de la main à l’intérieur du sous-main, pour écrire avec un crayon de bois taillé aux deux bouts… Tout était logique: papier à l’abri du vent ou de la pluie, crayon taillé aux deux bouts, précaution utile quand elle ressortait la main, le crayon était d toujours dans le bon sens et sans nécessité d’être retaillé ! Puisqu’elle avait les yeux bandés il était naturel qu’elle écrivît de manière cachée. Son mari, le manager, en costume cravate, circulait avec un jeu de piquet.Il sollicitait les clients en annonçant que l’horoscope ne coûtait que « trois petites pièces d’un franc ». Il faisait tirer une carte à la personne intéressée. Cette dernière montrait la carte aux voisins pour contrôle et bien sûr dans le même temps Madame Maria annonçait la nature de la carte choisie. Ils avaient un code simple mais efficace. Leur télépathie se bornait aux couleurs des vêtements, à la nature des légumes qui dépassaient du cabas de la ménagère, des cartes choisies et de tout ce que peut porter un passant.

Aussitôt une carte choisie, Madame Maria écrivait à l’ aveuglette le nom de la carte en haut d’un horoscope et quelques instants plus tard elle sortait la feuille du sous main et inscrivait sa signature visiblement au bas de la page. Quand ils désiraient faire une pose le mari présentait à l’auditoire un cadre sous-verre contenant un vague diplôme d’une société ésotérique, entouré par des coupures de journaux vantant les mystérieux pouvoirs de Mme Maria.

Mais le summum de leur prestation c’était la divination des plaques minéralogiques des voitures circulant dans la rue. Lui: S’il vous plaît Madame Maria. Vite, la première voiture. » Elle: « 438! ». Tout le monde alors se retournait pour voir l’auto et contrôler l’exactitude de l’annonce. Le flux des voitures à l’époque n’était pas dense, les voitures n’allaient pas vite et les plaques ne comportaient que trois chiffres. Quant aux piétons, de l’autre côté de la rue, intrigués par le comportement des spectateurs, ils traversaient la rue et venaient grossir les rangs des clients éventuels. C’était une très bonne publicité.

J’ai aimé cette époque où je débutais dans l’illusionnisme. Les spectacles et animations de rue me faisaient rêver. Comme badaud il y avait de quoi se satisfaire, depuis le camelot qui vendait les premiers stylos à bille dont il fallait recharger la cartouche d’encre avec un tube comme celui contenant de la pâte dentifrice et l’encre giclait et vous en aviez plein les mains, jusqu’au saltimbanque Jack Muller, aussi fort avec les massues qu’avec les anneaux chinois. Plein de culot, il enflammait ses torches mais aussitôt, avisant un spectateur imaginaire il les éteignait et remerciait par avance le charitable donateur. Dans la foule les gens relançaient des pièces. Et pour émouvoir davantage, Muller a si dans l’enveloppe de payevait un bouton de culotte empalmé. Il semblait l’extraire du tapis en regardant l’assemblée l’air scandalisé en disant: « Messieurs ! Que diriez-vous si dans l’enveloppe de paye vous aviez des boutons de culotte?… » Et « la manche » recommençait.

¤Omar Pasha était originaire de Russie. Illusionniste professionnel il vécut d’abord en Allemagne avant de venir en France. Avec une troupe importante il eut l’occasion de tourner dans les plus grands théâtres du monde entier, du prestigieux London Palladium  au Madison Square Garden Felt Forum à New York en 1971, jusqu’au Casino Estoril au Portugal en passant par le Wintergarten à Berlin en 1992. Connu pour son extraordinaire numéro en lumière noire que j’ai souvent vu à la télévision française et live en congrès internationaux de magie. (Dany)

 

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POT-POURRI

Down here I am going to blow my own trumpet. First this short bibliography appeared in « Bibliographie de la Prestidigitation Moderne » (1932-2005) which was published in 2012 by Jacques Voignier. Since this date of course I did not stop writing and  have been kept quite busy.

And then you will find a biography in  le « Dictionnaire de la Prestidigitation » by Jean de Merry and André Ciocca,  published by Georges Proust in Paris, first and second editions.

I was quite proud when my first biography appeared in the « Who’s who in Magic » by Bart Whaley. Jeff Busby published the first paper edition and then you could get it on CD.

Look at the notice at the bottom of this article about another one in Magicpedia related to Genii, the superb magic monthly magazine published in America by Richard Kaufman.

My friend Wittus Witt in Germany also published a short biography in his Magicpedia. It’s a pitty I can’t read german fluently !

But if you type Dany Trick on Google or Yahoo you will discover another quite long bio in MANKAÏ MAGIE. Was very proud of being mentioned among the 41 best French magicians.

 

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Je ne vous parle jamais de DVD sur ce site et pourtant ils sont nombreux à s’empiler sur une de mes étagères, beaucoup concernent la ventriloquie. C’est le cas de celui-ci. Il s’agit d’un classique du cinéma sorti en 1945 sous le titre de « Dead of Night », en français « Au cœur de la Nuit ». Le pantin de ventriloquie qui y apparait fut je pense fabriqué par Len Insull et c’est le célèbre ventriloque anglais Peter Brough qui servit de conseiller technique. M. Brough était très connu dans tout le Royaume Uni pour son émission de radio Educating Archie, écoutée par plus de quatre millions d’auditeurs et  dans laquelle il fit débuter des artistes qui allaient tous devenir des stars tels que Tony Hancock, voir a ce propos la passionnante biographie par John Fisher de ce fantastique comique malheureusement méconnu en Europe continentale, Julie Andrews, Benny Hill, Spike Milligan, Max Bygraves et tant d’autres.

Comme il arrive souvent au cinéma et dans les romans où apparaissent des ventriloques le pantin a souvent un rôle maléfique et un grand nombre de personnes ont une peur panique de ces poupées ou d’autres développent même une véritable phobie.

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Voici deux autres DVD peu connus en France mais qui valent d’être regardés attentivement et disséqués par tout magicien qui s’intéresse à notre art et souhaite faire carrière dans le show business.  Vous pouvez vous les procurer chez Martin, le fils de Ron MacMillan à Londres,  voici les coordonnées:

International Magic, 89, Clerkenwell Road London, EC1R 5BX  England U.K. Tel: 0044 20 7405 7324

www.InternationalMagic.com

Email: admin@InternationalMagic.com

C’est encore un véritable magasin de magie avec pignon sur rue et fut pendant longtemps une Mecque et un point de rendez-vous pour tous les magiciens londoniens ou de passage à Londres.

Dans ce premier DVD c’est Donald Bevan qui interview David. J’ai encore pu vérifier hier au cours d’une longue conversation téléphonique que ce dernier est toujours rempli de sagesse et n’a rien perdu de sa vivacité acide et critique de notre milieu.

Je dirai pour clore ce propos que M. David Hemingway pourrait  à juste titre avoir été pour l’Angleterre ce qu’est John Gaughan pour les Etats Unis. Il a conçu les grandes illusions pour de nombreux spectacles à Blackpool et c’est également lui qui fut chargé de fournir tous les appareils pour la fameuse production télévisée Lost Empires adaptée du célèbre roman éponyme de J.B. Priestley.

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Miscellaneous memorabilia

Agosta-Meynier, de son vrai nom Auguste Meynier, ne faisait pas les choses à moitié ; il faut dire et l’on peut, ne serait-ce qu’au vu de ce luxueux document, qu’à son époque c’ était un éminent magicien. Tout d’abord ce fascicule  est  imprimé sur un très beau papier à la cuve et non pas comme la majorité de ceux de ses confères, je n’en veux pour preuve que les nombreux que je  possède et qui sont souvent sur du mauvais papier au Ph élevé jaunissant et se dégradant avec le temps. Le cordonnet est de soie, les pages intérieures sont de papier vergé (pontuseaux et vergeures) et la couverture de vélin épais. Quant à la gravure c’est une eau forte de Revellat d’après Carrier Belleuse (1896).

Il était destiné à des aristocrates, deux formules qui y sont employées le prouvent bien, les voici:  « les salons les plus aristocratiques » et « tout le programme est marqué au coin du tact le plus parfait ». Nous découvrons aussi que ce magicien résidait dans un quartier huppé de Paris puisqu’il se trouvait à proximité de la rue de Rivoli.

Une autre indication précieuse, la routine devenue l’un de nos grands classiques que nous connaissons tous sous le nom du chapeau de Tabarin et si bien décrite dans un bel ouvrage de Trewey que je possède, s’appelle ici « 30 Trente Têtes comiques dans un chapeau« .

Dimensions: 8,5 X 12,8 cm.

A plus d’un titre Agosta-Meynier joua un rôle important dans  nos milieux magiques. Tout d’abord il présida  à deux reprises l’ASAP puis il créa le SIAP en 1928. Il fonda Le Journal de la Prestidigitation en 1905 et créa également Le  Prestidigitateur, une revue importante qui subsista durant vingt ans et ne cessa de paraître qu’en 1939.

Ce document est peu courant pour ne pas dire rarissime. Qui l’aurait gardé ? Agosta-Meynier était très connu pour son humour, je l’entends rire d’ici… s’il savait qu’il se trouve aujourd’hui à Stank Veil à Mellac après être passé par l’Ontario…

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Je suis né en plein cœur du bassin ardoisier du centre Bretagne, c’est pourquoi je puis vous assurer que le Sénéclause je le connais depuis ma plus tendre enfance car avec le Santa Rosa, l’ami de l’estomac, la Grappe Fleurie et le Père Benoît, tous ces vins d’Algérie au fort degré alcoolisé, du « gros rouge qui tache » en bouteilles étoilées, étaient la boisson préférée des carriers. Entre la carrière et leur domicile certains  avaient souvent « une ardoise » chez le boulanger mais aussi dans les nombreux bistrots qui sillonnaient leur route. Leur travail « au fond du puits » était tellement difficile et comme dans le bassin minier du Nord on y mourait jeune de la silicose.  Quelle ambiance le jour de la Sainte Barbe où l’on chantait des cantiques en l’honneur de  Mamm Santez Anna, patronne de la Bretagne et le dimanche suivant on allait voter communiste. Mais revenons à nos moutons, c’est avec une joie immense que j’ai retrouvé ce document datant de 1954.

Dépliant de 13,9 X 31,1 cm, plié en trois.

Ce document est assez exceptionnel et rarissime. C’était au temps des colonies et il s’adressait apparemment aux importateurs en gros. La viticulture était déjà en crise alors qu’aujourd’hui c’est toute la Culture qui est en crise dans notre pays, théâtres, cinémas, cabarets, opéras, casinos,  sont fermés. Déjà les impôts et taxes augmentaient lourdement. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil…

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Les magiciens adorent les lapins sortant des chapeaux. En voici un de plus.

  1. Carte postale éditée pendant le dernier conflit mondial ou quelques temps après car je me rappelle avoir vu chez nous des tickets de rationnement dans un  des tiroirs du buffet de la cuisine.
  2. Presque à coup sûr adressée à un magicien car qui parlerait d’un turc coupé en deux, comme des femmes également, dont les magiciens semblent  s’être fait une spécialité ?

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Ah! Contrairement au poncif le lapin ici ne sort pas du chapeau mais d’une boîte. Donc je ne suis pas certain qu’il s’agisse d’un magicien, autrefois les marchands de lapins parcourraient nos campagnes soit pour vendre ou acheter des lapins…

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Vieille photographie avec envoi. Je reconnais aisément un des magiciens, il s’agit d’un de ceux qui m’ont fait le plus rire lorsque je le voyais apparaître sur l’écran de nos premiers téléviseurs en noir et blanc. Rappelez-vous, ce magicien aux allures d’ahuri couvert de médailles, qui ne réussissait aucun des tours très simples qu’il présentait, c’était à mourir de rire.

Sa prestation est remarquée aux côtés de Francis Blanche et de tant d’autres acteurs célèbres, Lino Ventura, Pierre Mondy, etc. dans Les Grandes Gueules, film devenu culte et que je ne me lasse jamais de revoir. Les dialogues de Michel Audiard sont devenus célèbres. Mac Ronay, personnage tellement insolite, joua dans d’autres films.

Peu de magiciens français peuvent se targuer d’avoir été invités deux fois dans le célèbre show télévisé d’Ed Sullivan aux Etats Unis. Le numéro étrange qu’il mit au point par la suite sous le nom d’Al Carthy, le savant fou aux prises avec le robot, créature effrayante sortie de son imagination, lui permit de voyager à travers le monde.

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Carte postale éditée à Helsinki. 1980.  Dessin de Karl.

La formule magique la plus connue et la plus souvent utilisée par les magiciens est ABRACADABRA. D’autres magiciens connus comme Danté  (Jansen) utilisaient aussi SIM SALA BIM  et j’en connais un autre qui avait ainsi intitulé son spectacle. Pour ma part j’utilisais la suivante : « Hocus Pocus Hibernatus Minimus sans oublier Stradivarius. » Sur minimus cela me permettait de dire à un enfant:  » Non, tu t’es trompé, ce n’est pas minibus mais minimus. Recommençons. Et une fois de plus je prétendais que dans le public j’avais entendu quelqu’un dire minibus et il nous fallait donc répéter encore la formule tous en chœur…

Notre magicien présente ici le célèbre tour des Anneaux Chinois, devenu un classique. On dit que ce fut Philippe, un magicien d’origine française, établi comme pâtissier en Ecosse qui aurait présenté et vulgarisé ce tour. Des jongleurs et artistes de cirque chinois en tournée le lui auraient expliqué.

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Rare carte postale datant de 1905. Zelda présentait un spectacle d’évasion, à la manière de Houdini .

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Encore un numéro d’évasion. Carte postale ancienne faisant partie d’une série. Publiée par Charles Skilton Ltd à Londres.  Ce document est assez rare et je ne l’ai jamais vu apparaître ailleurs.

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Abordons maintenant une autre de mes passions qui est la ventriloquie.

C’est un des plus étonnants documents dans mes archives. Il ne mesure que 4,9 cm de large X 6,9 cm de haut.  J’étais auparavant persuadé que ce genre n’existait qu’en Grande Bretagne et aux Etats-Unis car il s’agit d’une cigarette-card. A l’origine il s’agissait d’un petit rectangle de papier fort, genre bristol, que les fabricants de cigarettes introduisaient dans les paquets pour les consolider. Ils eurent vite fait d’y faire imprimer des images accompagnées d’un texte. Tous les sujets y sont abordés et je connaissais un riche magicien américain, Thurber, non rien à voir avec l’humoriste du même nom,  qui collectionnait comme moi celles à thème de magie car il y en eut même où furent débinés les tours les plus célèbres de notre répertoire. Il alla jusqu’à y consacrer un superbe ouvrage que je trouve plaisir à relire.

J’étais persuadé que ces cigarette-cards ne se trouvaient qu’en Grande Bretagne et aux U.S.A. Le verso prouve que cela existe en Allemagne puisque le fabricant est de Baden-Baden.

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L’Espagnol Senor Wences est un des plus célèbres ventriloques du monde ce qui lui a permis de le parcourir entièrement. J’ai pu examiner  attentivement la fameuse « tête dans la boîte » qu’il utilisait, entre autres pantins, dans tous ses numéros. Elle se trouve dans une vitrine au siège du Magic Circle à Londres. Sa présentation d’un autre poncif de la ventriloquie était aussi extraordinaire, la main maquillée et vêtue d’un petit foulard avec laquelle il entamait un dialogue surprenant soulevait l’enthousiasme de tous les publics.

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Daniel REMY , le ventriloque Suisse, connut son heure de gloire à partir des années cinquante. J’ai sorti ces quelques photos d’un riche dossier qu’il remettait aux impresarios. Je crois qu’il se produisait beaucoup en croisières.  Je trouve étonnant que lui aussi se servait d’un volatile comme Senor Wences. A propos de ce dernier il se trouve que j’ai un vinyle, 45 trs, qu’il enregistra en Australie au cours d’une de ses tournées mondiales.

Images copyright Collection Dany Trick.

Petit rappel: un ou deux clics sur une image et hop! elle s’agrandit comme par magie.

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Quand Harry Houdini devient détective.

Viviane Perret est une historienne qui  connait parfaitement la biographie de Harry Houdini, étonnant magicien d’origine hongroise. Emigré juif, parti de Budapest pour les Etats-Unis sans un sou, Ehrich Weisz se fera nationaliser américain et gagnera beaucoup d’argent; il deviendra lui-même historien de l’art magique et  bâtira une fortune, ce qui fait qu’il est aujourd’hui  devenu un  mythe, un symbole et  l’idole de nombreux américains. Je n’en veux pour preuve que les prix exorbitants atteints dans des ventes aux enchères spécialisées par le moindre document portant sa signature tels que photographies, lettres, livres portant une dédicace, affiches. Figurez-vous que des briques de son appartement New Yorkais atteignent plus de 200 dollars plus le prix du port pour la France. Vous obtenez au moins un certificat d’authenticité !!!

Viviane Perret est elle-même un  personnage étonnant, romancière donc et  journaliste elle parcourt le monde entier sans problèmes puisqu’elle parle de nombreuses langues. Elle a une connaissance approfondie de la biographie de son héros.

L’action de ce troisième roman policier de la série se déroule dans la ville natale du héros. Il y fait venir sa mère. Nous savons que Harry avait une relation fusionnelle avec sa mère qui admettait mal son mariage avec une goï, Bess.

Le cadavre d’un tout jeune libraire vient d’être découvert et Houdini pense qu’il a été assassiné. La police a une autre thèse et pense plutôt qu’il s’agit d’une mort accidentelle. Un personnage bizarre, haut en couleurs, entre en contact avec Houdini.

Au printemps 2016 mon épouse  et moi avions séjourné à Budapest. Nous nous étions bien évidemment rendus à Pest, la vieille ville sur l’une des rives du Danube, alors que notre hôtel se trouvait à Buda sur l’autre rive et j’en avais profité pour me rendre aux Services d’Etat Civil et demander un bulletin extrait du registre des naissance pour Ehrich Weisz. Dans certaines biographies j’avais lu qu’il était américain. je retrouve sur la couverture de cet ouvrage un  des ponts emblématiques dont la visite est obligatoire pour tous les touristes.

Ne puis que vous recommander la lecture des autres volumes de la saga que j’espère voir se poursuivre.

 

 

Certains prétendent que Harry Houdini n’était pas un magicien de grand talent. A ses débuts il avait eu de longues périodes de vaches maigres, comme il se présentait dans des baraques de foire, certains de ses confrères l’appelaient « Harry dime museum ». Mais bientôt l’on vit surgir et fleurir quantité de « Kings of Cards » et de « King of Manacles » comme il se faisait appeler sur ses affiches lithographiées.

Ce sont Harry et Bess qui vulgarisèrent Métamorphosis comme il appelait le célèbre tour d’évasion de la malle. Cette grande illusion est de nos jours très souvent présentée par de nombreux magiciens et semble défier le temps. M. Jean Madd, le célèbre magicien,  avait appelé sa péniche amarrée quai de Jemappes à Paris pendant six mois de l’année et transformée en salle de spectacle et restaurant Métamorphosis.

Je ne crois pas que ces ouvrages aient été traduits en langue américaine mais je sais qu’il y a là-bas un très fort lectorat potentiel.

De plus est dans la collection 10/18 ces livres sont à la portée de toutes les bourses, en ces périodes de vaches maigres.

 

 

 

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PHILATELIMAGIE (suite)

Nous sommes quelques magiciens seulement dans le monde à nous intéresser à ce thème très pointu en philatélie. Pour ma part je collectionne non seulement les timbres mais tous les documents tels que les enveloppes premier jour, les épreuves d’artiste, les essais de couleurs, les tampons humides, les épreuves comme celles qui étaient offertes autrefois aux ministres des PTT (Eh! Oui!), documents non seulement directement liés à la magie mais également à ses arts dits annexes tels que la ventriloquie ou les ombres chinoises, etc.

J’ai donné une conférence au Magic Circle à Londres intitulée Magic stamps in my collection. Mes notes de conférence ne comportaient à l’époque qu’une centaine de pages. Aujourd’hui elle est visible en video-conférence.

Les documents ci-dessus furent publiés à l’occasion de la célébration du centenaire du prestigieux Magic Circle dont je suis fier d’être membre (A.I.M.C. with silver star). C’est mon ami John Fisher qui avait la charge de mener à bien ce projet. C’était le première fois que le Royal Mail utilisait des encres thermo-sensibles sur des timbres, ce qui permet de présenter un tour de magie avec l’un d’entre eux. Il en va de même pour les autres qui servent pour des tours. Grâce à la générosité sans bornes de John je suis le détenteur du dossier complet concernant ce projet. Il comprend toute les échanges épistolaires, la documentation, les refus, un exemplaire de tous les documents spéciaux imprimés à cette occasion, etc.

Un  timbre en or!!! Edgar Bergen est une de mes idoles et cela m’a même conduit à acheter une biographie écrite par sa fille, la célèbre Candice Bergen, bio qui fut intitulée bien à propos « Knock Wood ».

Voyez au sujet de Tommy Cooper, l’un des plus grands magiciens comiques, véritable star dans son pays malheureusement méconnue en France, sa biographie et le concernant aussi les autres ouvrages de M. John Fisher. La plupart sont disponibles sur Amazon.

En France nous n’avons guère eu beaucoup de timbres à part le Méliès en 1964, un Robert Houdin en 1971,  et figurez-vous, un autre sur ce thème de magie à l’occasion d’un salon d’automne à Macon.

A suivre.

Rappelez-vous que sur ce site il suffit d’un ou deux clics pour que, comme par magie, les images s’agrandissent.

 

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LES NIOUZES DE STANK VEIL

Triste nouvelle. J’apprends hier le décès de SIEGFRIED,  l’un des plus grands magiciens du monde. Siegfried et Roy s’étaient connus à bord d’un paquebot de croisière et, partis d’ Allemagne après quelques tournées en Europe, ils devinrent à Las Vegas de véritables stars. Ils avaient dans le plus grand casino  de cette ville  le spectacle le plus merveilleux que l’on puisse imaginer. Ils avaient dressé des animaux et étaient les seuls à montrer leur célèbres tigres blancs et tigrons.

Puis un tragique accident vint mettre fin à leur  prodigieuse carrière. Roy eut la nuque brisée par une de leurs bêtes.

In memoriam. Voici une de leurs cartes de vœux.

Un louis d’or ! Se trouve fixé sur un bristol noir.

Image: Ancienne collection John Fisher. Collection Dany Trick

Petit rappel, un clic ou deux sur une image et hop! elle s’agrandit à votre gré.

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