QUE SONT MES AMIS DEVENUS…? MARTIN BREESE

J’apprends avec tristesse le décès de mon ami de longue date, cette vieille canaille de MARTIN BREESE. Il a vaillamment lutté pendant quatorze mois contre une leucémie qui a fini par avoir raison de lui.
Après avoir pris sa retraite et quitté Londres pour se retirer à Brighton, en compagnie d’une très jeune compagne dont sa fille était, me disait-il, un peu jalouse parce qu’elle était plus jeune qu’elle, ceci alors que je lui racontais que j’étais un jeune marié et que j’étais devenu père à l’ âge où j’aurais dû être grand-père…
C’était et c’est encore le cas aujourd’hui, une firme des Midlands qui se charge de la commercialisation et de la vente par correspondance de ses articles et livres.

Alors que j’enseignais, j’avais découvert une notice au bas d’une photo dans une des publications de  » Mary Glasgow Ltd » qui est , je pense, une branche d’une des grosses firmes d’éditions scolaires. Cela représentait un paysage très caractéristique du nord du Pays de Galles et de la région du Snowdon; il était indiqué tout simplement: photo Martin Breese. Un jour j’eus l’occasion de lui en parler et c’est alors qu’il me révéla que sa première entreprise était une banque de photographies et d’images.
Sa demeure londonienne jouxtait le fameux quatier d’antiquaires Porto Bello Road et ceci m’arrangeait bien. Par contre la boutique de marchand de trucs qu’il installa dans un  sous-sol dans un quartier excentré dans le nord-ouest de la capitale n’était pas très facile d’accès. J’y passais des après-midi entières et semblais très souvent être le seul client. L’aventure ne dura guère.
M. John Fisher me racontait que Martin était un petit rusé… Au cours d’une des émissions de magie produite par John pour la BBC et pour laquelle il avait fait venir spécialement SLYDINI des Etats Unis pour présenter, entre autres choses, ses foulards noués et détachés, Martin, que personne ne connaissait encore comme quelqu’un s’intéressant à notre art, s’était tout naturellement proposé pour venir assister Slydini sur le plateau. Les enregistrements étaient publics et comme Martin avait été jugé comme quelqu’un de très photogénique, après une première prise, il devint ainsi immédiatement une sorte de gloire nationale dans les milieux magiques et il ne manquait jamais de se targuer par la suite d’avoir été l’assistant du grand Slydini.
Il avait un sens très développé de l’humour et j’ eus très souvent l’occasion d’y goûter. Voici entre autres, un exemple: il avait pris une double page de publicité dans l’hebdomadaire de GOODLIFFE, ABRACADABRA. Soit dit en passant, ce dernier était une institution unique au monde, puisqu’il parut pendant cinquante années, chaque samedi sans une seule interruption. Martin disait que c’était la plus grande publicité magique qu’un marchand eût jamais faite car il avait exigé que l’on utilisât des caractères d’imprimerie énormes. Je lui fis parvenir un courrier pour lui passer commande et je collais ensemble six pages de format A4. J’utilisai la police de caractères la plus grosse parmi celles qui figuraient sur mon orrdinateur. Je lui fis remarquer que c’était sans aucun doute la plus grosse commande qu’il eût jamais reçue, bien que le montant ne fût pas, si ma mémoire est bonne, d’un montant très élevé. La réponse ne se fit pas attendre et par retour du courrier, une minuscule tache apparaissait au centre d’une feuille au format A4!!! Je dus la scanner et la grossir je ne sais combien de fois pour pouvoir lire sa réponse.

Il eut, le premier, l’idée de publier des audio-cassettes. Les magiciens les plus célèbres, du monde entier, se faisaient interviewer et y dévoilaient leurs tours. Ce ne fut pas, je pense une grande réussite commerciale, car vous imaginez bien que, pour une cassette vendue, circulaient rapidement des copies si facilement réalisables. Pour être le possesseur de quelques une d’entre elles, je dois avouer qu’elles avaient un contenu de très grande qualité.

Il débuta rapidement dans l’édition et avec succès, son catalogue comporte des oeuvres très importantes en magie, ne seraient-ce que les deux excellents et beaux ouvrages de TERRI ROGERS, laquelle n’était pas seulement une grande ventriloque mais aussi une magicienne hors-pair, aux créations très originales et géniales.

A son catalogue d’éditeur, il éditait non seulement des livres de magie mais d’autres genres de littérature, figurent les célèbres  » à la manière de », les aventures de Sherlock Holmes. Etant donné le nombre de clubs dans le monde entier regroupant les passionnés, il avait trouvé là une grande clientèle. Certains de ces ouvrages furent écrits par Val Andrews, le très prolifique auteur de livres de magie et de ventriloquie.

La dernière fois que nous nous rencontrâmes, c’était au congrès international de la FISM ( Fédératon Internnationale des Sociétés Magiques) à La Haye, aux Pays Bas, en 1988. Nous déjeunâmes ensemble et il me dit alors avec une certaine fierté:  » Tu sais, Dany, à ce jour, j’ai édité et publié de nombreux volumes qui resteront dans l’histoire… »        R.I.P.

À propos de Dany Trick

Bio: voir site www.geniimagazine.com dans Magipedia . Tapez Dany Trick. Vous y trouverez une courte bio en langue anglaise.
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3 réponses à QUE SONT MES AMIS DEVENUS…? MARTIN BREESE

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