JAMES BURNS VENTRILOQUE

Cette gravure originale, extraite de ma collection, représente JAMES BURNS dit TOM ( diminutif de Thomas) LE COUINEUR.
Selon la légende de la gravure il s’agissait d’un célèbre ventriloque connu à travers tout le comté de Nottingham. Il mourut le 7 janvier 1796.
Cette planche est extraite d’un ouvrage publié le 31 juillet 1804 par R.S. Kirby, London House Yard &T. Scott au N°447 dans le Strand.

Après quelques recherches, je découvre que l’ Université de l’ Etat de Californie située à Los Angeles possède dans sa bibliothèque, deux volumes, sur six qui composent cet ouvrage de Kirby. Le premier volume se trouve être une édition de 1820, il ne s’agit donc pas de la première édition et que le deuxième vol. qu’ils possèdent se trouve être une photocopie d’une édition originale mais avec de nombreux manques.

Le titre exact de l’ouvrage est: « Le merveilleux et excentrique musée de Kirby; ou le Magazine de remarquables personnages. Incluant toutes les curiosités de la nature et de l’ art, depuis les temps les plus reculés jusqu’à ce jour, extraites de toutes les sources authentiques. Illustré de 124 gravures. Principalement prises dans de rares et curieux imprimés ou reproduites d’après des dessins originaux. »

Je n’ai donc malheureusement pas pu, pour l’instant, trouver le texte accompagnant cette gravure bien que cette œuvre soit en partie consultable en ligne.

« A l’éditeur du Musée Scientifique ou le Magazine des Personnages remarquables.

Monsieur,

En parcourant l’exposé du Ventriloque James BURNS, dans le premier volume de votre Musée, page 280, donné par votre correspondant Veritas, cela me rappelle quelques anecdotes que j’avais à son propos en ma possession, aussi bien que son portrait exécuté en l’année 1794. Vous trouverez le tout ci-inclus. J’aurais dû vous les transmettre auparavant, avant la conclusion de votre premier volume, pour suivre l’exposé de Veritas, si j’avais alors connu son véritable patronyme; mais il vous sera agréable d’observer qu’il fut toujours connu sous les pseudonymes de Shelford Tommy ou de Tommy Le Couineur, alors qu’il résidait dans le comté de Nottingham. Mais son véritable nom était totalement inconnu de la majorité des habitants de ce comté où se trouve la ville de Shelford. »

On trouve une autre gravure représentant BURNS mais différente de celle qui précède dans un ouvrage datant de 1797 intitulé  L’ Histoire du Nottinghamshire,  écrit par un certain Thoroton. Voici la légende de cette gravure:

« Let not Ambition mock their useful toil

Their homely ways and destiny obscure:

Nor grandeur hear with a disdainful smile,

the short and simple annals of the Poor ».

Une autre source m’indique que « James Burns, aussi connu sous le nom de Shelford Tommy se fit une bonne réputation à Nottingham dans les années 1780 et jusqu’en 1790. Il était connu pour ses spectacles de ventriloquie et également pour ses nombreuses plaisanteries. Il s’était fait une spécialité de la simulation de voix d’enfants et pour cela il transportait dans la poche une poupée assez mal fabriquée et rudimentaire. Elle avait cependant un large visage mais il se contentait de montrer la tête car le reste était enveloppé dans un grand linge. ( sa poupée semble On ne précise pas si la bouche était mobile car la poupée semble avoir été inarticulée et les lèvres, contrairement à celles de nos pantins modernes, ne pouvaient pas être mises en mouvement). Burns se présentait dans les auberges, les jours de fêtes et de courses et également sur les marchés. » Thoroton’s history of Nottingham. Republished, with large additions. 3vol. London 1797. B. & J. White.

On raconte, dans le même ouvrage, qu’il réussit à faire en sorte qu’un charretier vidât complètement sa charrette de foin à la recherche d’un enfant qui se serait trouvé enseveli sous son chargement. ( Note: on attribue la même histoire au jeune Vattemare, ventriloque français!).

Burns effraya une fille employée de cuisine en faisant parler un poisson qu’elle était en train de préparer et une fille de la campagne fut elle aussi terrifiée lorsque notre ventriloque imita la voix d’un enfant qui resta totalement invisible et introuvable.

Les ventriloques à cette époque, souvent vagabonds, avaient plutôt mauvaise réputation. Le célèbre poète romantique William Wordsworth les avait élus au  » Parlement des Monstres ».

C’est pourtant à la fin du XVIIIème siècle et aux débuts du XIXème la ventriloquie commence à être considérée et reconnue comme un art, elle n’a plus rien à voir avec le Diable. Beaucoup de pratiquants se trouvent invités à présenter leurs numéros chez les nobles. Le Sieur Thernet, ventriloque, était un des artistes préférés de l’ Impératrice Joséphine de Beauharnais. de plus il se présentait comme « imitateur et physiomane ». Pourquoi ce dernier terme? Parce qu’il pouvait changer son visage, ayant acquis l’habileté particulière de rire d’un côté et de pleurer de l’autre.

Voici ce que je trouve à une autre source concernant James Burns. « Dans  le norfd de l’ Angleterre, James Burns, natif d’Irlande,(Tiens, ça c’est nouveau!) attirait des foules nombreuses dans ses spectacles de ventriloquie. Autrement connu sous le nom de Comte O’BURNS  (Cela aussi est nouveau!) ou Tommy le Couineur, on le voyait souvent dans les foires et les marchés à et aux alentours de Nottingham où il exhibait ses dons de ventriloque et imitait également nombre d’instruments. La jeune fille devint si désespérée de ne pouvoir localiser le bébé qu’elle s’évanouit. Ce qui n’amusa pas du tout le maire qui ordonna que Burns fut condamné à passer trois jours dans les cachots de la prison locale.

Ceci n’empêcha pas Burns de continuer à jouer des tours à ses contemporains grâce à ses dons de ventriloque. Quelques années plus tard nous le retrouvons sur une place de marché à Sheffields, devant un étal de poissonnière. Il s’empare d’une tanche et en introduisant les doigts sous les ouïes, il fait parler ce poisson. Il demande à la marchande si son poisson est frais. Je vous jure devant Dieu qu’hier encore il était dans l’eau  est la réponse qu’il reçoit. Le ventriloque fait alors comme si une voix sortait de la gueule du poisson en même temps qu’il manipule cette gueule et l’on entend ceci: « C’est un fichu mensonge! Je ne suis plus dans l’eau depuis une semaine! »

Une autre gravure connue représentant JAMES BURNS et sa poupée. Collection Dany Trick.

Je vous rappelle qu’un seul clic sur une gravure suffit ici pour ensuite pouvoir l’agrandir à votre guise. Gravure et texte Copyright Collection Dany Trick. Tous droits réservés.

À propos de Dany Trick

Bio: voir site www.geniimagazine.com dans Magipedia . Tapez Dany Trick. Vous y trouverez une courte bio en langue anglaise.
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Une réponse à JAMES BURNS VENTRILOQUE

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